La Banque européenne d’investissement (BEI) a réalisé son premier investissement dans les petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR), avec un prêt de 40 millions d’euros à la start-up finlandaise Steady Energy, rapporte Reuters. Le financement soutiendra la recherche, les essais et les procédures d’autorisation d’un réacteur de 50 MW conçu pour produire de la chaleur destinée aux réseaux urbains.
- Contrairement aux centrales classiques, cette technologie vise directement le chauffage des bâtiments et des industries, afin de remplacer les combustibles fossiles.
- Encore au stade conceptuel, le projet s’inscrit dans la stratégie européenne visant à déployer les premiers SMR au début des années 2030.
- Cette initiative marque un soutien financier européen à une technologie prometteuse, mais encore immature.
- Comme le souligne cet entretien de Médiapart, d’ailleurs, qui juge irréaliste la mise en service des petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR) d’ici 2035.
- Malgré leur promotion pour alimenter les centres de données de l’intelligence artificielle, ces réacteurs se heurtent à des obstacles matériels, industriels et économiques.
- Les usines nécessaires à leur fabrication en série n’existent pas encore, tandis que leur sécurité et leur rentabilité restent contestées.
- Enfin, le déploiement du nucléaire en Europe se heurte aussi aux contraintes climatiques. La sécheresse exceptionnelle du Danube (ES 14/9/26) menace le fonctionnement des centrales nucléaires d’Europe centrale.
- Pour maintenir sa centrale de Paks, la Hongrie a construit une digue de pierre afin de relever artificiellement le niveau du fleuve, sans consulter ses voisins ni évaluer les conséquences écologiques.
- Une initiative qui ravive les tensions entre pays riverains autour du partage de l’eau, ressource stratégique sous pression climatique.