MOTOR VESSEL 

En pleine crise énergétique en conséquence des conflits dans le Golfe, l’UE poursuit sa réflexion sur ses politiques en la matière. Comme le faisait remarquer une tribune sur le site Connaissance des énergies, le diesel est en train de devenir un sujet explosif pour l’UE et ses relations avec les Etats-Unis.  

  • L’interdiction des exportations de gazole envisagée par Donald Trump, comme les mesures européennes face à la pénurie, risque d’aggraver les tensions plutôt que de les résoudre.  
  • Les raffineries américaines ne peuvent absorber durablement leur surplus de diesel sans saturer les stocks ou réduire leur production d’autres carburants.  
  • Pour l’Europe, très dépendante des importations américaines, une telle interdiction accentuerait les difficultés d’approvisionnement et la hausse des prix.  
  • Les baisses de taxes et l’assouplissement des normes offrent un répit limité, sans créer de volumes supplémentaires.  
  • L’idée serait donc de privilégier une coordination des stocks stratégiques et le développement des biocarburants.  

 

  • Le blocage du détroit d’Ormuz perturbe les exportations de gaz naturel liquéfié du Qatar et des Émirats, tandis que les fortes chaleurs augmentent la consommation électrique.  
  • Cette tension sur l’offre mondiale renchérit les prix et décourage le remplissage des réserves avant l’hiver.  
  • Si une pénurie physique n’est pas jugée inévitable, un hiver rigoureux pourrait provoquer une nouvelle flambée des factures.  
  • L’Union européenne se retrouve notamment à miser sur la réduction de la consommation, les renouvelables et l’électrification pour limiter sa vulnérabilité. 

 

  • Sans remettre en cause le marché intégré ni les objectifs climatiques, elle préconise de mieux mobiliser les investissements privés pour réduire la pression sur les finances publiques, notamment grâce à des contrats de long terme standardisés.  
  • Elle critique également le manque de transparence des garanties d’origine, qui ne reflètent pas toujours la réalité de la production électrique.  
  • Enfin, elle propose un marché européen unifié des capacités afin de sécuriser l’approvisionnement face à l’intermittence des renouvelables. 
  • L’objectif est de concilier décarbonation, compétitivité et souveraineté énergétique.