L’offensive des Houthis dans la péninsule arabique, fin septembre 2026, a considérablement aggravé les tensions géopolitiques au Moyen Orient. Mais surtout, comme l’analyse Le Grand Continent, leur prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb fait peser une nouvelle menace sur les approvisionnements énergétiques européens. Alors que le détroit d’Ormuz contrôlé par l’Iran est bloqué depuis l’offensive trumpo-israélienne du printemps dernier, cette voie maritime constituait le dernier passage stratégique pour les flux d’hydrocarbures entre le Golfe et l’Europe.
- Comme le font remarquer certains analystes, si c’est une mauvaise période pour posséder une voiture diesel, c’en est une bonne pour posséder un tanker :
- les frais de transport maritime ont poursuivi leur ascension fulgurante, passant de 55 000 dollars avant la guerre à 1,4 million de dollars par jour pour un très grand pétrolier transportant du brut du golfe Persique vers la Chine.
- La guerre en Iran bat toujours son plein et continue d’avoir un impact considérable sur les prix de l’énergie et, par conséquent, sur l’inflation et l’activité économique.
- La sécurité des infrastructures énergétiques est menacée, même lorsqu’elles se trouvent loin des combats en cours au Yémen même.
- la frappe sur l’aéroport de Riyad souligne la vulnérabilité générale des installations d’exportation saoudiennes situées en mer Rouge,
- elle met à l’épreuve les bricolages auxquels sont contraints les pays du golfe Persique pour exporter leur pétrole.