Les résultats PISA pour 2026 ont sonné l’alarme dans tout l’OCDE – pas seulement en France. Le recul, voire l’effondrement des capacités cognitives de élèves dans les sociétés développées inquiètent au plus haut point. Et l’une des causes serait l’omniprésence des écrans. Hier symbole de modernisme et de progrès, les technologies d’information sont devenues le symptôme de la décadence.
- Au niveau européen, cette priorité s’est frayé un chemin dans les priorités de la Commission européenne, comme en témoigne le discours d’Ursual von der Leyen, sur l’Etat de l’Union le 16 Septembre dernier.
- Dans la foulée, la Commission européenne a adopté et présenté une nouvelle initiative: « EU Keeping Internet Digital Spaces Accountable and Trustworthy » le KIDS Act, nouvelle preuve de la capacité des institutions européennes à produire des acronymes créatifs.
- Le texte veut réduire les risques auxquels les enfants et les adolescents peuvent être exposés dans l’environnement numérique.
- Le débat concernant l’utilisation des réseaux sociaux et des écrans chez les adolescents n’est pas nouveau en Europe.
- En jeux, notamment, les risques auxquels les jeunes utilisateurs peuvent être exposés par les systèmes de recommandation et certaines fonctionnalités des plateformes :
- cyberharcèlement, captation de l’attention ou encore exposition à des contenus violents ou inappropriés.
- Le nouveau texte prévoit aussi davantage de contrôle pour les utilisateurs et l’ouverture à des services tiers permettant de paramétrer les plateformes.
- Salué par certains experts, comme Jean Cattan, ancien Secrétaire général du Conseil national du Numérique, ce KIDS Act amorcerait enfin la remise en cause du modèle des Big Tech fondé sur l’attention en proposant des fonctionnalités adaptées aux différentes catégories d’âge accessibles via des dispositifs de vérification.