EU KIDDING ? 

Comment prévenir efficacement les abus et conséquences des écrans ? Faut-il une majorité numérique ? La réglementation européenne s’en est préoccupée dès 2018, avec un régime particulier pour le consentement des enfants aux traitements de données personnelles, à travers l’article 8 du règlement général pour la protection des données (RGPD).   

 

  • Le seuil européen concernant le consentement au traitement des données est fixé à 16 ans, mais les États membres peuvent l’abaisser jusqu’à 13 ans.  
  • Il ne s’agit toutefois pas encore d’une majorité numérique générale : cette disposition concerne spécifiquement le consentement au traitement des données personnelles dans certains services de la société de l’information. 

 

  • Néanmoins, consécutivement à une étude réalisée sur la base d’un sondage en janvier 2021, la CNIL constate un décalage important entre le cadre juridique et les pratiques numériques des mineurs.  
  • Elle ne se limite alors plus à la question des données personnelles et insiste notamment sur l’accompagnement des mineurs, la vérification de l’âge  
  • Mais aussi la nécessité de prendre en compte la protection de l’enfant dès la conception des services numériques. 
  • Au même moment, la pandémie du COVID-19 s’abat sur l’Europe et engendre une intensification des usages numériques.  
  • La massification de ces usages contribue ainsi à donner une nouvelle ampleur au débat.  
  • En plus de devenir progressivement un enjeu européen, celui-ci ne porte plus uniquement sur les pratiques individuelles des plus jeunes, mais progressivement sur l’environnement numérique dans lequel ils évoluent. 
  • L’UE réagit avec l’adoption du Digital Service Act (DSA) en 2022, dont l’application générale intervient en 2024.  
  • Celui-ci constitue un tournant majeur dans la régulation numérique européenne.