Il y a les génocides exposés yeux indignés du monde (en Ukraine, la question est posée – ES 28/4/22 et 24/11/22; à Gaza elle se pose toujours ES 5/11/23) – et puis il y a ceux qui n’ont pas les faveurs du public, cachés par les autorités chinoises au Xinjiang ou encore au Soudan actuellement. A chaque fois revient la même question, lancinante et angoissée : que faire ?
- Aux alentours de la mi-mai, Mediapart ou La Croix relayaient la demande d’un cabinet d’avocats français, représentant de nombreuses victimes soudanaises, pour que la Commission européenne prenne des sanctions contre les Emirats arabes unis soupçonnés de livrer des armes lourdes aux Forces de soutien rapide (FSR), permettant aux dirigeants des FSR de “laver” leur argent avec de l’immobilier émirati.
- Pays instable politiquement, économiquement, sécuritairement depuis le début des années 80 à cause de multiples conflits (guerre civile soudanaise, guerre au Darfour), le Soudan connaît depuis avril 2023 une nouvelle guerre civile entre deux factions, les Forces de soutien rapide (FSR) et les Forces armées soudanaises (FAS).
- Les FSR et les FAS ont réalisé un putsch en 2021 contre le pouvoir en place, qui était la première expérience de transition démocratique du pays.
- Après cette ascension à deux, une lutte intestine a éclaté au sommet.
- Plus qu’une guerre civile, c’est un véritable conflit contre les civils, les deux forces militaires n’étant pas légitime à gouverner, et souhaitant imposer leur volonté au peuple soudanais.
Comme s’en lamentaient les invités de la Matinale d’inter en novembre 2025: “On a rien fait. On a laissé faire”.