OI HISSE 

Toujours moins impressionnantes que les réactions des chancelleries, les organisations et institutions internationales montent au créneau. L’enjeu est de taille : il touche à la crédibilité du multilatéralisme judiciaire, à la protection des personnels internationaux et à la capacité des États parties à résister aux pressions extraterritoriales américaines.  

  • La Commission européenne a déploré des sanctions « profondément regrettables » et s’est dite prête à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour permettre à la Cour de poursuivre son travail, relate euronews.  
  • Elle vise à faire des magistrats attaqués par l’administration Trump des symboles européens de la liberté de pensée et de la résistance à l’arbitraire, détaille l’eurodéputée Chloé Ridel.  
  • Ces initiatives s’inscrivent dans une logique de protection normative : il ne s’agit pas seulement de dénoncer les sanctions, mais de maintenir un environnement politique, juridique et financier permettant à la CPI de fonctionner.  
  • La Commission européenne a d’ailleurs laissé entendre qu’elle pourrait prendre des mesures concrètes pour soutenir la poursuite des activités de la Cour.  

 

  • Les Nations unies ont elles aussi condamné la décision.  
  • Le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, Volker Türk, a dénoncé des représailles « inacceptables » contre la CPI et son personnel, appelé à la levée de toutes les sanctions et averti contre tout effet dissuasif sur ceux qui travaillent avec la Cour, explique tv5monde.  
  • Le comité Nobel a souligné son rôle déterminant dans la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du génocide.  
  • Il a présenté le droit international non plus comme un simple complément de la paix et de la sécurité, mais comme une nécessité dans un monde marqué par une multiplication des conflits.