Paris et Berlin veulent-ils encore d’une défense européenne ? Une note du GRIP de septembre dernier analyse l’échec du SCAF (ES 19/1/26 et 23/2/26, et 7/4/26) , programme franco-allemand rejoint par l’Espagne en 2019, dont l’avion de combat de nouvelle génération a été abandonné en juin 2026. Après neuf ans de négociations, le projet a échoué sur des divergences concernant les caractéristiques de l’appareil, la gouvernance industrielle et le partage des tâches, notamment entre Dassault et Airbus.
- D’après le GRIP, trois voies s’ouvrent : poursuivre la coopération sur les autres composantes du SCAF, comme les drones (ES 6/7/26), développer deux avions distincts ou rechercher de nouveaux partenaires.
- Cet échec illustre les difficultés structurelles de la coopération européenne en matière d’armement et pose la question de l’autonomie stratégique du continent.
- Après le SCAF, c’est le programme franco-allemand MGCS, lancé en 2017 pour remplacer les chars Leclerc et Leopard 2, qui est abandonné, après des années de retards et de rivalités industrielles entre KNDS et Rheinmetall.
- Dans le Monde, le chef d’état-major français déplore le retrait allemand du projet initial, tandis que Paris et Berlin affirment que la coopération se poursuit, recentrée sur les technologies collaboratives, la robotisation et la connectivité.
- Face au calendrier repoussé à la fin des années 2040, la France envisage un char intermédiaire national, avec des études dès 2027.
- Un échec qui illustre les difficultés persistantes de la coopération industrielle de défense européenne.