Alors que l’UE est pionnière mondiale de la décarbonation, les nouveaux équilibres politiques et la pression géopolitique, semblent en menacer les acquis.
- Une analyse de l’institut avant-garde décrit une architecture climatique européenne en voie de fragilisation.
- Les principaux outils de décarbonation — marché carbone européen (SEQE), mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) et règlement sur la répartition de l’effort (RRE) — sont progressivement assouplis au nom de la compétitivité et du pouvoir d’achat.
- Report du SEQE 2 (ETS 2 – ES 27/4/26), mise en cause de la CBAM (ES 13/4/26 et bis) , hésitations à sanctionner les États en retard :
- l’UE semble renoncer à une régulation contraignante alors même que les réductions d’émissions deviennent plus difficiles.
- Le rapport alerte sur une dynamique d’effondrement politique et climatique :
- à force d’aménagements, l’Europe risque de perdre sa capacité à piloter la transition énergétique et d’aggraver sa vulnérabilité économique et environnementale.
- Pourtant, l’UE était bien représentée à Santa Marta, notamment par le président du Conseil européen, António Costa, et par son Commissaire au Climat, W. Hoekstra, qui s’est contenté de rappeler la nécessité et l’urgence de sortir des fossiles.
- À Santa Marta, la France a contribué à travers une feuille de route d’électrification et de sortie progressive des fossiles, saluée comme un exemple rare de calendrier clair.
- Salué par les participants, le plan s’appuie sur la stratégie nationale bas carbone (déc. 2025) et prévoit la fin du charbon d’ici 2030, du pétrole d’ici 2045 et du gaz d’ici 2050, avec des mesures déjà engagées comme l’interdiction des chaudières gaz dans les logements neufs à partir de fin 2026 et un objectif de forte hausse des voitures électriques.
- Coorganisateurs avec la Colombie, les Pays-Bas ont contribué à structurer une « coalition des volontaires » réunissant près de 60 États favorables à une sortie progressive des énergies fossiles.
- La diplomatie néerlandaise cherche ainsi à transformer un débat symbolique en feuilles de route concrètes sur le financement, les subventions et la transition industrielle.
- L’épisode a renforcé l’idée qu’une transition planifiée est possible, même si les financements restent un défi majeur.