Justement, le 23 avril le gouvernement français a présenté un plan d’électrification visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles importées et à protéger le pouvoir d’achat face aux crises internationales. L’objectif est de substituer pétrole et gaz par une électricité majoritairement produite en France, en augmentant sa part dans la consommation énergétique.
- Contexte en livre une analyse détaillée qui souligne le peu de nouveauté dans les propositions ou le financement.
- Composé de 22 mesures, il prolonge des politiques existantes et vise la décarbonation des bâtiments, transports et industrie.
- L’essentiel des financements repose sur la réorientation des certificats d’économies d’énergie, avec peu de crédits budgétaires supplémentaires.
- Le plan prévoit notamment l’interdiction progressive du gaz dans les bâtiments neufs dès 2027 et la création de territoires pilotes pour accélérer cette sortie.
- Toutefois, de nombreux acteurs jugent les mesures insuffisantes, peu innovantes et incomplètes, notamment sur le numérique ou la sobriété énergétique.
- Le secteur gazier appelle à une approche plus équilibrée intégrant d’autres solutions de décarbonation.
- Au même moment, la bataille de l’ETS2 se poursuit au Parlement européen – et au Conseil, où certains États tels que la République tchèque et la Hongrie s’y opposent.
- Les groupes de droite radicale (ECR) et extrême (Patriotes pour l’Europe) font pression pour la suppression ou le report à 2030 de l’ETS2, futur marché du carbone pour transports et bâtiments, qu’ils jugent trop coûteux pour les ménages.
- La Gauche veut au contraire rejeter la réforme, estimant qu’elle met en danger les objectifs climatiques de l’UE.
- Comme l’analyse le site connaissance des énergies, le système ETS2 est l’extension du marché carbone européen d’origine (2005 – ES 14/4/25) aux carburants des transports et au chauffage des bâtiments à partir de 2027 (ou 2028 selon les conditions de prix de l’énergie).
- Il impose aux fournisseurs d’énergie d’acheter des quotas d’émission de CO₂, répercutés ensuite sur les consommateurs, afin d’inciter à réduire l’usage des énergies fossiles.
- Selon les estimations, il pourrait augmenter les prix du gaz, du fioul et des carburants, avec un impact annuel de l’ordre de quelques dizaines à plus de 150 euros par ménage, voire davantage pour les plus dépendants.
- Des mécanismes de compensation (fonds social, aides nationales) sont prévus pour limiter les effets sur les ménages vulnérables.
- Le dispositif vise surtout à accélérer l’électrification et la transition énergétique (ES 15/12/25).