CBAMBOCHE   

Si les élites économiques européennes adoptaient enfin une vision à long terme, elles comprendraient que la transition écologique n’est pas un coût mais une stratégie économique, permettant de sécuriser l’énergie, d’attirer les investissements et maintenir l’emploi industriel en Europe.  

  • Dans une contribution LinkedIn, le député Pascal Canfin (FR-Renew), responsable pour son groupe de la négociation sur le sujet, défend un “nouveau fonds européen de décarbonation” pour protéger l’industrie face à la concurrence internationale en finançant la transition vers des technologies propres.  
  • Malheureusement, toutes les transitions ont un coût. 
  • C’est pour amortir ce coût que la Commission européenne a proposé la création d’un fonds temporaire de décarbonation destiné à aider les entreprises à supporter les coûts liés à la taxe carbone aux frontières – le fameux MACF aka “CBAM”, entré en vigueur cette année (ES 19/1/26). 
  • La présidence chypriote espère toujours parvenir à un accord entre les États membres sur la proposition d’étendre ce mécanisme aux importations de biens à forte teneur en acier ou en aluminium, tels que les moteurs, les réfrigérateurs et les composants de pompes à chaleur.  
  • Selon l’article, trois points cristallisent les débats.  
  • D’abord, le dispositif d’un « frein d’urgence » permettant de suspendre temporairement la taxe, dont les conditions floues inquiètent : 
  • certains craignent qu’il n’affaiblisse les incitations à investir dans la décarbonation.  
  • Ensuite, l’intégration possible de crédits carbone internationaux divise :  
  • les ONG redoutent un affaiblissement de l’intégrité du dispositif. 
  • Enfin, le fonds temporaire de décarbonation, destiné à soutenir les entreprises, est critiqué pour ses modalités d’allocation jugées inefficaces et potentiellement disruptives, notamment entre entreprises exportatrices.