Cette dynamique sous-jacente d’impunité russe se traduit également par des tests renforcés de la détermination et des limites otaniennes. Effectivement, après la Baltique, la Russie a attaqué des navires marchands en mer Noire, près des côtes roumaines et bulgares. Face à la multiplication de ces attaques de drones, l’OTAN annonce des moyens supplémentaires de surveillance, de reconnaissance et d’enquête, notamment des avions de patrouille, des radars et des drones.
- Ces incidents près de la Roumanie et de la Bulgarie accentuent les inquiétudes sur l’extension régionale de la guerre.
- Avec ces moyens supplémentaires dans la région, la crainte de l’escalade est légitime.
- En parallèle de l’Otan, l’Union européenne, malgré des tensions sur le besoin de financement de l’Ukraine, évoquant un manque à combler avoisinant les 70 Mds€, rappelle son soutien à Kiev.
- Le président français est allé même jusqu’à critiquer les ambiguïtés de certains, en faisant référence, peu subtilement, à Donald Trump.
- Le sentiment de soutien à Washington a conduit Vladimir Poutine à suggérer un sommet entre la Russie, la Chine, et les Etats-Unis, après sa rencontre avec Steve Witkoff, l’envoyé américain.
- Ce sommet, dont Donald Trump a donné l’aval à demi-mot, exclut de manière très opportuniste l’Union européenne, pourtant directement concernée par ce conflit du fait de sa proximité avec la Russie, et ouvertement contre le Kremlin, et toute tentative de paix factice.
- L’Etat de droit semble toujours être mis à mal par la raison d’Etat des grandes puissances, et la Commission européenne doit prendre acte de cela, et arrêter de passer pour le naïf de la classe.
- L’Union européenne a les atouts de la puissance, mais, même si cela est en progression, ne veut toujours pas l’assumer.