CHING SHIH 

CHING SHIH 

Alors que le président chinois rend visite à D. Trump sur fond de rivalité stratégique entre les deux puissances, l’affirmation de la puissance chinoise prend une tournure nouvelle.  Comme le rappelle Pierre Haski dans son édito de la matinale, avec cette troisième rencontre, les deux dirigeants cherchent à stabiliser leur relation, notamment pour éviter une confrontation ouverte entre les États-Unis et la Chine.  

 

  • Cette volonté de stabilité ne signifie toutefois pas un apaisement de fond : Washington et Pékin restent engagés dans une rivalité stratégique, économique et technologique de long terme.  
  • P. Haski souligne ainsi le paradoxe de cette relation : deux puissances qui ont intérêt à préserver un minimum de coopération tout en se disputant la prééminence mondiale.  
  • La rencontre illustre donc moins un rapprochement qu’une gestion pragmatique de la compétition entre les deux principales puissances internationales.  
  • Depuis août 2026, la Chine a poursuivi le renforcement de sa présence maritime, notamment en mer de Chine méridionale et autour de Taïwan, dans un contexte de tensions croissantes sur plusieurs grandes routes commerciales et énergétiques.  
  • Cette dynamique peut être analysée à travers la notion de « nouvelle thalassocratie chinoise », comme l’explique le Grand Continent, qui souligne que la mer constitue désormais un prolongement essentiel de la puissance chinoise. 
  • Pékin cherche en effet à contrôler non seulement les espaces maritimes qu’il revendique, mais également les infrastructures, les ports et les routes commerciales qui permettent à son économie de fonctionner. 
  • La puissance maritime chinoise repose ainsi sur une combinaison de capacités navales, de contrôle des espaces stratégiques, d’infrastructures portuaires et de maîtrise des flux commerciaux et énergétiques.