Psychopompe

Finalement, une écrasante majorité des États membres, s’est prononcée pour la poursuite du versement de l’aide palestinienne. L’Union européenne, en tant que grand financeur de la Palestine, s’était engagée à fournir un soutien financier de 1,18 milliard d’euros entre 2021 et 2024 pour la Cisjordanie et la bande de Gaza. Néanmoins, reste soutenue une révision de l’aide au développement octroyée par l’Union afin d’investiguer si les fonds européens ont contribué au financement des « activités terroristes du Hamas », reporte M. Borrell. 

 

  • Matthew Miller, porte-parole du Département d’État américain, a salué la « marche arrière » européenne. 
  • Face aux déclarations de la Commission européenne, de nombreux États membres ont témoigné leur opposition à la suspension de l’aide européenne 
  •  L’Irlande, l’Espagne, le Portugal et le Luxembourg questionnent la compétence de la Commission à prendre de telles mesures, qui seraient dénuées de toute « base juridique » puisque la politique étrangère se décide à l’unanimité des Etats membres. 
  • Plusieurs diplomates européens ont expliqué être « mécontents des actions de la Commission européenne »  
  • L’Allemagne et l’Autriche avaient déjà suspendu toute aide aux territoires palestiniens.  
  • L’aide bilatérale allemande de 125 millions d’euros a ainsi été suspendue dans l’attente d’un examen approfondi. 
  • Selon le porte-parole du gouvernement, « cela signifie que (l’aide) n’est pas versée pour le moment, pendant le contrôle, mais cela ne veut pas dire que cela est arrêté ».  
  • L’aide autrichienne de 19 millions d’euros a également été suspendue, faisant ainsi d’autant plus ressentir la pression sur l’UE 
  • La France a également témoigné de sa volonté de poursuivre l’aide de l’aide humanitaire palestinienne 

 Crimes de guerre, crimes contre l’humanité, terrorismes… Derrière les batailles sémantiques qui agitent les scènes politiques, en particulier dans les gauches européennes où la tension entre soutien aux luttes anticoloniales et préventions contre l’antisémitisme, se joue en fait la qualification juridique des faits perpétrés par chacune des parties au conflit.