Un étranger sous OQTF, ou tout autre équivalent en Europe, doit donc –semble-t-il- impérativement être renvoyé là d’où il vient. La solution du hub semble avoir convaincu 418 députés européens mais, finalement, pas tous les exécutifs européens, au grand dam du Figaro.
- L’invocation d’une capacité à se saisir d’individus en situation irrégulière dans un Etat de l’UE pour faire en sorte qu’ils rentrent là d’où il viennent semble donner à certains une impression d’une “meilleure souveraineté”.
- C’est aussi en ces termes que la réponse espagnole, visant à régulariser certains étrangers en situation irrégulière (ES 7.4.26), peut être comprise.
- Des individus n’ayant pu obtenir une protection mais justifiant d’une vie de famille voire professionnelle peuvent se voir régulariser ; il ne sera donc plus nécessaire de les expulser.
- Selon les statistiques du gouvernement allemand, près d’un million de Syriens vivaient en Allemagne à la chute du régime Al Assad.
- Parmi eux, 11 000 personnes ont reçu l’ordre de quitter le territoire et 10 000 d’entre elles bénéficient d’un statut de séjour toléré pour des raisons liées aux études, à la famille et la santé.
- Les centaines de milliers d’autres disposeraient donc de titres de séjour, que l’Allemagne délivre souverainement.
- Enfin, la capacité de renvoyer un individu en situation irrégulière dépend aussi largement de la possibilité matérielle de le renvoyer là d’où il vient.
- Les contraintes pratiques au retour des personnes en situation irrégulière, comme l’absence de passeports, ne disparaitront pas avec les hubs.
- Ceux qui promettent monts et merveilles en faisant travailler ces personnes en situation irrégulières en violation de tous les fondamentaux du droit non plus, d’ailleurs.
- Ainsi, ce 23 juin 2026, les autorités talibanes présentes à Bruxelles ont expliqué vouloir « discuter de la reprise des services consulaires pour les Afghans vivant en Europe », et « résoudre les problèmes de ceux dont les demandes d’asile n’ont pas été acceptées », relate TV5.
- En effet, la grande absente du débat relatif au “retour” est l’acceptation de l’Etat d’origine à voir revenir ceux qui l’ont quitté.
- Nous n’allons pas reconnaître le régime taliban, certainement pas, mais je pense qu’il est malgré tout important de leur parler », justifie le commissaire européen Magnus Brunner.
- Fort bien, nous sommes cependant encore très loin d’une coopération permettant d’envisager le retour de ces individus, qui n’ont pas réussi à se faire régulariser, vers leur pays d’origine.