Pour l’UE, la question du Soudan et des EAU se pose aussi en termes de réalisme géopolitique. Alliés sûrs de l’Union européenne, les EAU représentent un avant-centre utile dans une région instable, et qui s’est embrasée. En outre, les EAU ont un accord de partenariat de défense. S’aliéner un tel allié dans une région où elle en compte peu pose un problème stratégique. Néanmoins, l’impératif humanitaire au Soudan peut s’imposer à la Commission. Chacun donc sera juge de l’utilité et de la pertinence des sanctions à l’égard des EAU (i.e. pour renforcer donc l’embargo militaire contre le Soudan), mais il est clair que la situation humanitaire au Soudan ne peut perdurer.
- Pourtant, au même moment, un accord politique a été trouvé le 11 mai dernier pour que l’Union européenne puisse sanctionner des colons israéliens extrémistes, coupables de violences en Cisjordanie (ES 16/6/25).
- Discuté de longue date, ce régime de sanctions était soumis au veto de la Hongrie de V. Orban.
- Le changement de pouvoir en avril en Hongrie a permis de débloquer la situation.
- Cet accord politique a été entériné le 28 mai dernier, officialisant la mise en œuvre de ce nouveau régime de sanctions, qui vise des organisations, ONG israéliennes, et entreprises du bâtiment ayant encouragé des actes de violence pour forcer des déplacements de population et aux fins de démolir des propriétés palestiniennes.
- Ces sanctions prévoient également un gel des avoirs, une interdiction de territoire, et une interdiction de financement.
- Enfin, Le vendredi 22 mai dernier, l’Union européenne a ouvert la voie à un élargissement de son régime de sanctions contre l’Iran.
- En effet, le Conseil a décidé d’étendre le cadre juridique aux fins de pouvoir cibler, si besoin, les personnes et entités impliquées dans les actions iraniennes qui entravent la libre navigation du détroit d’Ormuz.
- Précédemment, le régime de sanctions ne concernait que les atteintes humanitaires perpétrées en Iran, et le soutien du pays à la guerre d’agression en Ukraine (ES 9/2/26).
- A noter que l’UE n’a pas encore décidé d’appliquer des sanctions relativement au blocage du détroit d’Ormuz, mais qu’elle a maintenant la capacité de le faire.
- Similairement, les sanctions relèveraient de l’ordre de l’interdiction de territoire ou de financement, ou un gel des avoirs.