MATOUCHKA ROSSIA 

C’est de plus en plus évident ; la doctrine MAGA envisage l’amélioration des Etats-Unis en affectant ceux qui le dérangent. Et elle semble s’inspirer directement de la doctrine Poutiniste. C’est ce qui ressort des déclarations du 24 avril 2026 à Athènes d’E. Macron et K. Mitsotakis exprimant le fait que l’Europe vit un « moment unique » qui voit « un président américain, un président russe et un président chinois » qui sont « farouchement opposés aux Européens ».  Si le modèle de l’Etat de droit exigeant contrevient au modèle oligarchique promu par le Kremlin depuis les années 1990, force est de constater que cette opposition ne se limite pas aux aspects économiques. 

  • Le modèle oligarchique crée des disparités – comme le modèle capitaliste – mais celles-ci sont plus perceptibles et ne garantissent pas la bonne santé de l’Etat. 
  • La baisse de la popularité de V. Poutine inquiète le Kremlin, explique Le Monde, à cinq mois des élections législatives en Russie 
  • Les blocages d’Internet semblent avoir accéléré l’érosion de sa cote de confiance, alors que la guerre en Ukraine s’éternise et que les difficultés de l’économie pèsent sur la vie quotidienne. 
  • D’ailleurs, d’après les services de renseignement suédois, la Russie dissimulerait ses difficultés économiques relate l’Express 
  • Moscou manipulerait ses données pour masquer un ralentissement bien plus grave qu’affiché, sur fond de chute des revenus énergétiques et de déséquilibres budgétaires croissants. 
  • Le résultat des sanctions européennes et américaines semble faire l’objet de grands efforts pour être amenuisé. 
  • Si le Russie exporte toujours ses hydrocarbures, on peut raisonnablement douter du fait la Chine ou la Turquie les achètent au même tarif que les décadents Européens. 
  • Le modèle de société promu par le Kremlin – impérialiste et oligarchique donc – emporte le déclin démographique. 
  • En 2024, le taux de natalité a atteint son plus bas niveau depuis 25 ans explique la RTS 
  • D’abord parce que la chute de l’URSS, dans les années 1990, est marquée par de faibles naissances, ce qui réduit aujourd’hui le nombre de personnes en âge de procréer. 
  • À ces faibles naissances s’ajoute une mortalité élevée : la pandémie de Covid-19, puis la guerre menée à grande échelle contre l’Ukraine, sans parler d’un système de santé … oligarchique donc.  
  • Selon l’ONU, la population russe pourrait diminuer de 15% d’ici 2100, passant d’environ 145 millions d’habitants aujourd’hui à 126 millions. 
  • Le Kremlin a répondu à cette crise démographique par le biais de dispositifs financiers – mais elles ne semblent pas rattraper les disparités de son modèle société. 
  • L’autre réponse consiste en l’enlèvement d’enfants d’Ukraine – le martelage idéologique de l’assimilation en serait un indice sérieux ; ces enfants sont “comme” des enfants russes. 
  • Les actions de la justice pénale internationale, des ONG et de l’UE contreviennent donc à cette solution. 
  • Le 20 avril 2026, Europol annonce avoir localisé 45 enfants ukrainiens déplacés de force vers les territoires ukrainiens occupés par la Russie, vers la Russie ou vers la Biélorussie. 
  • Les Etats et organisations qui soutiennent donc un respect strict de la justice et la création d’un tribunal spécial consacré à l’invasion russe de l’Ukraine ne peuvent donc qu’être la cible de déstabilisation en provenance du Kremlin.