Encore une. C’est la huitième fois en cinq ans que les Bulgares sont appelés aux urnes, du fait d’une instabilité politique persistante liée à l’incapacité des partis à former des gouvernements durables – en contraste avec la relative stabilité économique qui a permis au pays de devenir le 21e membre de la zone euro en janvier dernier (ES 5/1/26).
- Dans cette sorte d’« élection permanente » , comme le souligne Maria Kazakova dans le Green European Journal, marquée par une succession de scrutins due à l’incapacité des partis à former des coalitions stables, la lassitude citoyenne et une baisse continue de la participation électorale font par contraste émerger des solutions radicales.
- Les campagnes sont dominées par la polarisation, la désinformation et les attaques personnelles, ce qui fragilise la confiance démocratique.
- Selon Le Grand Continent, ces élections marquent un tournant majeur, puisque l’ancien président Roumen Radev est en passe d’obtenir une majorité absolue avec son nouveau parti « Bulgarie progressiste ».
- Avec environ 44 % des voix et plus de 130 sièges, il pourrait gouverner seul, mettant fin à cinq ans d’instabilité et de scrutins répétés.
- Sa victoire repose sur un discours anti-corruption et un rejet des partis traditionnels affaiblis.
- Elle pourrait stabiliser le pays, tout en annonçant une inflexion politique plus critique vis-à-vis de l’Union européenne et du soutien à l’Ukraine.
- Portée par son discours anti-corruption et souverainiste, et un positionnement, jugé proche de Moscou, cette victoire de Radev suscite cependant des inquiétudes en Europe.
- Comme le rappelle Politico, bien qu’il se dise attaché à l’UE et à l’OTAN, Radev n’hésite pas à remettre en cause certaines politiques européennes, notamment sur l’Ukraine.
- Ce scrutin pourrait ramener de la stabilité interne, tout en compliquant les équilibres géopolitiques européens.
- Selon Le Monde, le Premier ministre slovène Robert Golob aurait renoncé à former un gouvernement après les élections législatives de mars 2026, faute de majorité parlementaire.
- Malgré la victoire étroite de son parti en mars dernier (ES 30/3/26), il n’a pas réussi à réunir une coalition suffisante.
- Janez Janša, son rival de droite, émule slovène de Trump, pourrait tirer profit de cette impasse.
- Cette situation prolonge le blocage politique en Slovénie et ouvre une période d’incertitude institutionnelle, avec la possibilité de nouvelles négociations ou d’élections anticipées si aucune majorité ne se dégage.
La victoire de Radev à Sofia et le potentiel retour de Jansa à Ljubljana pourraient presque effacer les bénéfices de la défaite d’Orban en Hongrie et prolonger les difficultés pour l’UE à défendre une position souveraine.