Malgré les incessants à un nouvel ordre mondial, force est de constater que les “traditionnelles” organisations internationales restent une référence au moment d’apporter des solutions aux problèmes que rencontre notre société internationale. Ceci peut s’expliquer par le fait que leur gouvernance est finalement plus stable que celles des Etats… peut être du fait de leur “interétaticité” qui oblige – donc- des accords entre les représentants étatiques. Dés décisions plus longues à prendre, certes, mais surtout plus en phase avec les attentes parfois divergentes.
- Si l’UE s’impose en chef de file du soutien à l’Ukraine, en particulier avec le déblocage du prêt de 90 milliards d’euros tant attendu, elle dépend encore beaucoup (trop?) des Etats-Unis en matière de renseignement et de défense aérienne.
- Traduction : l’Europe est encore liée à l’Alliance atlantique et à l’heure où le lien transatlantique est au plus mal, il est difficile d’imaginer une alternative à l’OTAN.
- Au Conseil européen organisé par Chypre, le 24 mars 2026, Giorgia Meloni a fait part de la nécessité de rester unis dans cette Alliance, après les menaces formulées par le président américain de suspendre l’Espagne.
- On relèvera qu’aucune disposition du traité de Washington de 1949 ne prévoit la suspension d’un Etat.
- Il est aussi admis qu’aucune décision ne peut se prendre à ce niveau sans unanimité entre les Etats membres.
- Les décisions impulsives et présentées comme efficaces de l’exécutif états-unien donnent de plus en plus l’impression d’un colosse aux pieds d’argile. L’ère du bluff arrive peut-être à son terme.
- Après le limogeage catastrophé de sa ministre de la justice, D. Trump nomme par intérim son ancien avocat.
- Ce dernier, à peine en poste, se voit visé par des coups de feu lors d’un gala le 25 avril 2026.
- Il n’est à ce jour pas question d’imaginer la possible intrusion d’un agent aux ordres d’un autre Etat.
- D. Trump aura donc – encore – eu à faire avec un “loup solitaire”.
- Quelques jours plus tôt, le 22 avril, le plus haut responsable civil de la marine américaine, John Phelan, quitte l’administration avec effet immédiat et sans explication.
- Rappelons que 3 porte-avions sont déployés au Moyen-Orient ou en route et que Washington affirme que ses forces armées se tiennent prêtes à reprendre les combats.
- Au-delà, à l’instar du Nouvel Obs, on peine à envisager ce que le Conseil de la Paix – imaginé par D. Trump, avec un exécutif composé de ses proches,- va bien pouvoir faire de plus que de faire des déclarations.
- S’il est difficile de décrire des Etats-Unis bâtisseurs de grandeur en 2026, on peut aisément les désigner comme destructeurs.
- Saboter la construction européenne, avec le mandat assez clair exposé par le New York Times au Conseiller diplomatique désigné par Trump.
- Détruire la justice pénale internationale : c’est ce qu’expose le rapport de la Coalition pour la Cour pénale internationale sur ce qu’elle appelle « la guerre américaine contre le système de justice internationale », rendu public le 23 avril 2026.
- Ce rapport dissèque les sanctions américaines distillées au compte-gouttes depuis 15 mois contre la Cour pénale internationale
La doctrine MAGA envisage donc l’amélioration de son pays en affectant ceux qui le dérangent. Pas sûr que cela assure une stabilité gouvernementale et une présence efficiente sur la scène internationale.