Sommes-nous enfin entrés dans l’âge de l’électricité ? C’est à dire une transformation majeure du système énergétique mondial où l’électricité deviendrait le vecteur central des usages, portée par une forte électrification de l’industrie, des transports, du numérique et du chauffage. La demande mondiale d’électricité progresse rapidement (+3 % en 2025), tirée notamment par les centres de données et la climatisation. Cette dynamique s’appuie sur la montée des énergies bas carbone, en particulier le solaire, qui renforce le rôle de l’électricité dans la transition climatique.
- Sur fond de nouveau choc pétrolier, la question de la décarbonation des économies européennes est ainsi redevenue une ardente nécessité (ES 23/3/26).
- De fait, malgré les tentations court-termistes, la tendance reste bonne pour la sortie des énergies fossiles.
- Le rapport de l’agence internationale de l’énergie le confirme : en 2025, un tournant historique a été atteint, puisque les énergies renouvelables ont pour la première fois produit plus d’électricité que le charbon à l’échelle mondiale.
- La croissance de la demande énergétique mondiale a ralenti à environ 1,3 %, mais la consommation d’électricité a continué d’augmenter rapidement.
- Le solaire est devenu pour la première fois la principale source de croissance de l’offre énergétique, couvrant plus d’un quart de la hausse, devant le gaz (17 %).
- Elles représentent 33,8 % de la production, contre 33 % pour le charbon.
- Cette bascule repose surtout sur l’essor spectaculaire du solaire, dont la production a bondi de 30 % en un an et couvre à elle seule 75 % de la hausse de la demande électrique mondiale.
- Dans une analyse au fond, Le Grand Continent revient sur l’importance des renouvelables, dont la croissance compense entièrement l’augmentation de la demande, tandis que les énergies fossiles reculent légèrement.
- En Europe, solaire et éolien dépassent même l’ensemble des sources fossiles. Cette dynamique, portée notamment par la Chine et l’Inde, marque une étape décisive vers un système énergétique mondial plus décarboné.
- L’ensemble des sources a contribué à répondre à la demande, mais les énergies bas carbone (renouvelables et nucléaire) ont assuré près de 60 % de la croissance.
- Cette dynamique s’explique par l’électrification des usages (industrie, bâtiments, véhicules électriques, data centers), tandis que la progression des combustibles fossiles ralentit.
- Toutefois, des défis persistent : réseaux insuffisants, besoins de flexibilité et coûts élevés pour les ménages.
L’« âge de l’électricité » marque donc une mutation profonde, mais encore incomplète.