LEPRECHAUN 

Depuis le rapport Draghi de septembre 2024, les Européens sautent sur leurs chaises comme des cabris en disant “compétitivité, compétitivité, compétitivité…” sans pour autant que cela avance beaucoup, d’ailleurs (à peine 11% notait un observatoire dédié un an plus tard). A son tour, la présidence irlandaise du Conseil de l’UE, qui commence le 1er juillet 2026 s’est saisie de cette ardente obligation pour mettre la compétitivité au centre des priorités de son semestre. 

 

  • 1. simplification, 2. approfondir le marché unique, 3. renforcer la politique commerciale – on se rappellera d’ailleurs ici que l’Irlande soutenait la démarche française d’opposition au Mercosur- , 4. réussir la transition énergétique et 5. développer les capacités européennes dans le numérique et l’intelligence artificielle.  
  • L’Irlande souhaite également favoriser l’innovation, les investissements, les infrastructures stratégiques, les semi-conducteurs, les biotechnologies, ainsi que la santé, l’éducation et l’agriculture, considérées comme des leviers essentiels de la compétitivité européenne.  

 

  • Le site Contexte note de son côté que Dublin semble avoir opté pour la prudence sur le sujet brûlant des délais dans lesquels elle envisage de boucler plusieurs sujets, à commencer par le cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034.  
  • C’est toutefois sur la régulation des Big Tech, dont elle est le principal pays d’accueil dans le marché unique, que l’Irlande est attendue.  
  • Comme le souligne Politico, elle aborde sa présidence sous le regard attentif des acteurs du numérique, alors que de nombreux géants technologiques européens ont leur siège européen à Dublin.  
  • Cette explosion, portée par les géants du numérique et l’essor de l’IA, met le réseau sous tension, nécessite des investissements massifs et compromet les objectifs climatiques, malgré les progrès des énergies renouvelables.  
  • Cette proximité avec les industries soumises aux régulations européennes nourrit des interrogations sur la capacité de l’Irlande à arbitrer avec impartialité les dossiers liés à la régulation des plateformes, à l’intelligence artificielle et à la compétitivité.  
  • Les ONG dénoncent l’influence du lobbying des Big Tech et craignent un affaiblissement des ambitions réglementaires européennes.  
  • Les autorités irlandaises rejettent ces critiques, mettant en avant leurs règles de transparence et leur expérience des précédentes présidences. 
  • Elles affirment vouloir concilier innovation, attractivité économique et application rigoureuse des règles européennes, tout en préservant la crédibilité de la présidence.