ET MATCH 

ET MATCH 

Malgré ses fragilités internes, liées au ralentissement immobilier, au vieillissement démographique, à l’endettement et à une consommation intérieure relativement faible, la Chine continue de privilégier une stratégie fondée sur la production, l’innovation et les exportations, appuyée par des investissements massifs en recherche et développement, une explosion des dépôts de brevets, une domination croissante dans les technologies critiques et une automatisation rapide de son industrie. Elle l’a dit et répété : il s’agit d’être la première puissance mondiale en 2049, pour le centenaire de sa révolution.  

  • Cette dynamique confirme que la trajectoire chinoise ne relève pas seulement d’un discours stratégique, mais repose sur des capacités industrielles et technologiques déjà largement constituées. 
  • Elle montre aussi que la transition énergétique et la décarbonation sont les principaux leviers de croissance et de puissance – contrairement aux illusions américaines (ES 3/2/25), et de plus en plus hélas, européennes (ES 13/4/2623/3/26 et 9/2/26). 
  • Dans cette perspective, le rapport du Haut-Commissariat français souligne que l’Union européenne se trouve confrontée à une concurrence de plus en plus directe dans ses propres secteurs d’excellence, notamment l’automobile, la chimie, les technologies vertes et les machines industrielles. 
  • Ceci, avec un risque de perte de parts de marché et de dépendance accrue à des normes définies ailleurs si elle ne développe pas une capacité comparable de planification stratégique de long terme. 
  • Il en découle une recommandation en faveur du renforcement de la programmation industrielle et technologique, à l’échelle nationale et européenne. 
  • L’objectif est de répondre à une Chine désormais dotée d’une stratégie cohérente, intégrée et explicitement tournée vers la domination industrielle et technologique mondiale.