ZIPI Y ZAPE 

L’absence d’un consensus entre les 27 empêche donc toute décision de sanction. Sans position commune de l’UE, c’est au niveau des Etats membres que les choses doivent se faire.  

  • Il insiste sur la nécessité de préserver un dialogue critique avec Israël et d’éviter une escalade diplomatique.  
  • Cette position illustre les divisions profondes de l’UE sur sa politique au Moyen-Orient.  
  • Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, défend une réponse politique plus ferme de Bruxelles, au-delà des condamnations symboliques.  
  • Cette initiative marque un nouveau durcissement diplomatique de Madrid, déjà critique envers Israël, et relance le débat européen sur l’usage des accords commerciaux comme levier politique face aux violations des droits humains. 
  • D’autres Etats membres soutiennent cette démarche, comme l’Irlande, la Belgique, ou la Slovénie 
  • Le Moyen Orient, et Israël en particulier sont un cas d’école de la difficulté pour l’UE à mettre en œuvre une politique étrangère commune.  
  • En l’absence de culture stratégique partagée, et de perspective convergente sur ses intérêts, l’Union européenne ne dispose ni des outils, ni du cadre juridique pour dépasser ses contradictions et défendre avant tout ses principes fondateurs.  
  • Les enjeux avec le Moyen-Orient cristallisent bien le paradoxe de l’Union européenne :  
  • à vouloir respecter la souveraineté des Etats, tout en en déléguant une partie, il en ressort un marasme géopolitique diffus et flou. 

 

  • Il faut donc se poser la question des conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur l’Union européenne, d’un point de vue économique et géopolitique, mais surtout d’un point de vue institutionnel.  
  • Il y a avec Gaza un vrai test en matière de non-alignement et d’autonomie-stratégique.  
  • Cette évolution reflète la perte de centralité de l’Europe et la fin d’un ordre dominé par l’Occident.  
  • L’autonomie stratégique ne peut plus reposer sur la puissance militaire ou l’alignement américain, mais sur des capacités de coordination internes, la diplomatie et les réseaux non étatiques.  
  • L’Europe est contrainte de redéfinir son rôle global, entre dépendances structurelles et volonté d’agir de manière plus indépendante, sans basculer dans une neutralité passive.  

Cependant, elle peut aussi choisir de ne pas être une voix qui porte dans le concert international, et se contenter d’être un grand marché et une zone pacifiée, protégée par, et alignée sur, l’Empire américain, esquivant tant bien que mal les attaques hybrides ou commerciales ordonnées par Moscou ou Pékin.