BOB DENARD 2.0 

L’accusation est à la fois violente et nette. La BBC expose le 26 avril 2026 que la Grèce procède à des refoulements de migrants grâce à l’action de ce que l’on peut appeler des mercenaires. 

  • Le problème du refoulement des migrants en Grèce n’est pas récent. 
  • La Cour européenne des droits de l’Homme avait déjà statué en janvier 2025 : la Grèce est coupable d’avoir soumis des migrants à des pratiques de « refoulement systématique » en violation de la législation sur les droits humains. 
  • Les refoulements consistent à renvoyer de force des migrants de l’autre côté des frontières sans procédure régulière. 
  • En 2022, l’organisme de presse néerlandais Lighthouse Reports avait rapporté que ces refoulements étaient menés en Grèce par des hommes masqués de nationalité étrangère.  
  • Le ministre des migrations grec estime que ces accusations relèvent de la science-fiction. 
  • Cependant, la région d’Evros, frontalière avec la Turquie, est considérée comme une zone militaire,  « parsemée de postes d’observation », indique le quotidien grec Efsyn. 
  • Les représentants des autorités grecques et de Frontex sont forcément au courant des actions considérant le caractère particulier de cette zone frontalière. 
  • Ces refoulements seraient réalisés par des migrants eux-mêmes, originaires du Pakistan, de Syrie, d’Afghanistan et qui agissent, masqués, « sous les ordres d’officiers grecs » explique France culture. 
  • Le problème se pose toujours dans les mêmes termes, mais les réponses apportées apparaissent comme étant de plus en plus contraires aux droits fondamentaux. 
  • Les arrivées d’embarcations sur des espaces très délimités et donc plus difficilement sécurisables sur ses nombreuses îles compliquent la logistique. 
  • Ceci explique l’interception et le sauvetage en mer des embarcations en provenance de l’Est et du Sud. 
  • La région d’Evros est une zone d’entrée sur le territoire de l’UE par voie terrestre, en provenance de la Turquie. 
  • Les relations entre ces deux Etats sont toujours aussi tendues. 
  • Ces deux difficultés tenant à la sécurité intérieure et la sécurité extérieure de la Grèce rend l’accueil d’urgence de ces migrants particulièrement difficile. 
  • Ceci rend encore plus difficile la possibilité de permettre de bonnes conditions à ces migrants de déposer un recours pour obtenir l’asile ou toute autre protection du fait de la guerre dans leur pays d’origine. 
  • On peut donc aisément imaginer que certains profitent de cette situation pour réduire la concurrence entre candidats à l’asile. 

Reste maintenant à savoir quelle est la responsabilité des autorités grecques dans cette affaire, quant aux manœuvres de certains agents de l’Etat voire de Frontex.