Bilan – l’état de l’Europe Géopolitique 2025
Ouverte dans la stupeur des premières annonces de la nouvelle administration Trump, entre guerre commerciale et remise en cause du soutien militaire et financier à l’Ukraine dans sa lutte contre l’envahisseur russe, l’année 2025 s’est, pour l’UE, principalement passée à l’ombre de la mèche orange du président américain (ES 6/1/25).
- Pour l’Europe, c’est évidemment le conflit en Ukraine qui a structuré de façon déterminante sa situation géopolitique en 2025, car elle affecte aussi sa propre sécurité (ES 8/12/25).
- Mais sur un mode d’usure : l’année a été marquée par la poursuite des reculs territoriaux ukrainiens, malgré les coups d’éclat stratégiques et une résilience spectaculaire face aux humiliations et trahisons de l’ancien allié américain (ES 24/2/25 et 3/3/25).
- La défection progressive a souligné les difficultés croissantes des Européens à maintenir un soutien militaire et financier à niveau (ES 5/5/25), dans un contexte de fragmentation politique intérieure comme avec la Roumanie (ES 24/2/25) et de retour de priorités domestiques.
- Parallèlement, l’UE essaye timidement de tirer parti de la réélection de Donald Trump et de son discours agressif envers elle (ES 24/2/25) pour renforcer sa « souveraineté stratégique », tout en constatant la persistance de dépendances industrielles et technologiques critiques vis‑à‑vis de Washington et de Pékin (ES 10/11/25).
- Côté élargissement, il reste un horizon mobilisateur pour les Balkans ou l’Ukraine (ES 24/11/25), mais soumis à des conditionnalités budgétaires et institutionnelles de plus en plus exigeantes, qui ralentissent le calendrier.
- Enfin, la Méditerranée et le voisinage Sud reviennent au premier plan, entre pressions migratoires, instabilité politique et recomposition des alliances énergétiques, ce qui oblige l’UE à arbitrer sans cesse entre sécurité, valeurs et intérêts économiques.