OTAN QUE CA 

L’UE s’engage pour fournir à l’Ukraine des munitions, mais en a-t-elle les moyens industriels et politiques ? Selon Stefano Sannino, Secrétaire Général du Service Diplomatique de l’UE (EEAS), la clé de l’augmentation de la production est la mobilisation des PMEs et l’interopérabilité, ainsi que la production conjointe d’armements. 

  • La double problématique des financements et des capacités de production ralentit donc le soutien à l’Ukraine, et le problème n’est pas tout à fait industriel :  
  • “Convaincre l’opinion publique, le Parlement et augmenter les dépenses de défense sont des processus chronophages.” rappelle Jonatan Vseviov, un diplomate estonien.  
  • La France, leader européen de l’industrie de la défense, est pourtant un modeste contributeur de l’aide à l’Ukraine jusqu’à présent 
  • Or, a fortiori depuis le Brexit, la France se retrouve en pivot de la défense européenne, seul État membre à posséder l’arme nucléaire. 
  • Emmanuel Macron annonçait lors d’une intervention à l’académie de défense suédoise le 30 janvier 2024 qu’il fallait envisager son  rôle de bouclier à toute l’Europe 

 

  • Les capacités de défense européenne, même si elles se développent au sein de l’OTAN, devront à terme être mobilisables indépendamment de l’organisation.  
  • “Ce qui semble manquer, c’est la nécessité d’exiger au niveau supranational de l’Union le développement d’une politique d’approvisionnement commune […] l’industrie de la défense n’opère plus comme un arsenal, mais plutôt sur commande. Pour accélérer la production d’articles à long délai de livraison, il est nécessaire de les produire en quantités plus importantes”, souligne Stefano Pontecorvo, un industriel de la défense italien. 
  • Industriels et responsables sont donc d’accord sur le fond : il faut anticiper, mettre en commun, et investir plus, toujours plus, afin de répondre aux enjeux de sécurité du siècle.