IMPORTANT DE PARTICIPER 

2024 est une année olympique. Toutefois, pour les athlètes russes, les conséquences de la guerre menée par leur président en Ukraine se traduisent en sanctions et exclusions. Celles-ci peuvent varier et ne se situent pas sur le plan national. 

  • Tout n’est pas réglé pour autant : parmi les sanctions occidentales adressées à la Russie pour son invasion de l’Ukraine en février 2022, la majorité des fédérations internationales de sport ont interdit aux athlètes russes leur participation aux événements qu’elles supervisent. 
  • La fédération d’athlétisme a, par exemple, interdit aux athlètes russes de participer aux championnats du monde à Eugene en 2022 et à Budapest en août 2023. 
  • Elle ne changera probablement pas de décision avant les Jeux de Paris.  
  • Dans les faits ce n’est plus simplement le drapeau russe qui est banni des stades, ce qui était le cas depuis le scandale de dopage révélé lors des Jeux d’hiver de Sotchi en 2014, mais bien les athlètes eux-mêmes. 
  • Tout d’abord, l’Ukraine. Kiev avait interdit à ses athlètes de concourir dans des événements sportifs où participent aussi des athlètes russes.  
  • A l’occasion du championnat du monde d’escrime à Milan en juillet 2023, les officiels ukrainiens ont revu leur position, interdisant seulement d’affronter des athlètes russes lors des rencontres… 
  • Avant de changer cette règle aussi, alors que deux escrimeurs ukrainiens devaient affronter des Russes lors du championnat. Coup de malchance, l’escrimeuse ukrainienne Olha Kharlan, en refusant de serrer la main de son adversaire russe après son écrasante victoire, s’est vue disqualifiée du championnat, perdant également sa place dans l’équipe olympique. 
  • Après une intercession du président du CIO, l’Ukrainienne sera présente à Paris, mais quid des Russes ? La question n’est pas tranchée aussi clairement que porte à croire la décision du CIO début décembre. 
  • En effet, les choses se compliquent : d’une part, le gouvernement français, soucieux de manifester son soutien aux Ukrainiens, avait se cacher derrière le CIO en rappelant que la décision revenait à celui-ci et aux fédérations, tout en poursuivant ses sanctions économiques dans un cadre européen à l’encontre de la Russie.  
  • Si le CIO est techniquement l’organisme de supervision des JO, avec le Comité d’organisation (COJO), il ne peut forcer les fédérations à revenir sur leur décisions d’interdir la participation des athlètes russes (au premier rang desquelles, l’IAAF – la fédération d’athlétisme).  
  • D’autre part, les conditions de participation des athlètes russes sont pensées pour leur barrer l’entrée, notamment en interdisant la participation aux athlètes évoluant dans un club lié à l’armée russe  
  • Essentielle dans le développement et la pratique du sport en Russie, une tradition héritée de l’ère soviétique.  

 

  • Pour couronner le casse-tête, il faut bien considérer la situation des athlètes russes : à moins de vivre à l’étranger et d’être assurés qu’eux et leurs familles sont à l’abri de toute représaille, les possibilités de critiquer la guerre en Ukraine sont minces.  
  • La joueuse de tennis Daria Kasatkina a publiquement critiqué son pays natal, mais elle est expatriée.  
  • Pris entre le marteau et l’enclume, les athlètes russes doivent supprimer des posts pro-Russes sur leurs réseaux sociaux, mais s’assurer de ne pas être considérés comme des dissidents par le Kremlin.  
  • Une situation qui n’émeut pas chez les Occidentaux :  
  • plusieurs pays européens, au rang desquels l’Estonie, ayant suivi l’exemple de l’Ukraine, ont menacé de boycotter les Olympiades parisiennes si des athlètes russes y étaient présents.