DRINK ME   

Nous l’avions déjà souligné, l’élargissement était le cœur du dernier Conseil européen (cf. EIH 18/12/2023). Les 27 (-1 en fait) ont accordé le statut de candidat à la Géorgie, et ouvert les négociations d’adhésion avec la Moldavie et l’Ukraine, malgré l’opposition répétée de la Hongrie. 

  • La procédure d’adhésion est encore longue et remplie d’étapes. 
  • Le Premier ministre hongrois a préféré quitter la salle pour éviter de voter et laisser la décision suivre son cours. 
  • Il s’est donc abstenu 
  • Il pourra à l’avenir encore faire pression et continuer à se positionner contre l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. 
  • Dans les prochains mois, plusieurs votes à l’unanimité auront lieu. 
  • Pour fixer le cadre des futures négociations d’abord. 
  • Puis pour lancer officiellement les travaux d’adhésion. 

 

  • Cette décision est encourageante et renvoie l’image d’une Union européenne soudée, concernée par le sort de l’Ukraine, alors que des discours de fatigue vis-à-vis de la guerre commençaient à se faire entendre parmi les différents gouvernements. 
  • La vice-première ministre ukrainienne se disait inquiète à l’approche de ce sommet. 
  • Cette décision envoie aussi un message fort aux Etats-Unis – dont le soutien à l’Ukraine faiblit. 
  • Le message envoyé à la Russie et à son dirigeant est aussi très important. 

 

Pour le vote d’une aide à envoyer à l’Ukraine cependant le représentant hongrois ne s’est pas abstenu, il a opposé son veto. 

  • Selon lui, les Européens devaient voter pour envoyer une aide de 50 milliards d’euros en soutien à l’Ukraine. 
  • Un sommet extraordinaire aura lieu au début du mois de janvier 2024, pour tenter de trouver une solution pour à l’Ukraine qui lutte contre l’invasion. 
  • Les 27 devront y revenir en janvier. 
  • Difficile d’imaginer la position hongroise sur l’aide à l’Ukraine évoluer au cours des cinq prochaines semaines.  
  • Il faudra donc voir si Viktor Orbán maintient son veto ou s’il conclut un accord concernant les 20 milliards d’euros de fonds restants que l’UE lui refuse.  
  • D’une certaine façon, la défense de l’État de droit est en train de reculer à bas bruit.  
  • L’autre sujet était la proposition de mini-budget de la Commission européenne dans plusieurs autres catégories.  
  • Sans la composante « prêt » du paquet d’aide à l’Ukraine, la Commission avait demandé un total de 65,8 milliards d’euros d’argent frais.  
  • Y compris les 17 milliards d’euros de subventions accordées à l’Ukraine.  

Les Etats membres ont donc essentiellement supprimé tout le reste de l’argent frais demandé par la Commission. Il reste à voir comment ils vont pouvoir envisager désormais le financement des ambitions industrielles, écologiques et militaires affichées à chaque grand discours sur l’état de l’Union ou d’inauguration des présidences tournantes du Conseil.