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L’Union traverse une période décisive de son histoire, comment va-t-elle réagir aux innombrables guerres qui s’embrasent autour de son territoire ? Elle semble pour l’instant incapable de trouver une solution et apparaît complètement désorganisée sur le terrain. Depuis le 24 février 2022 et l’attaque russe en Ukraine, au-delà des victimes sur le théâtre des opérations, la situation semble être devenue explosive pour l’UE. Le feu rejaillit des cendres encore chaudes des Balkans comme déjà analysé pour le Kosovo, l’ensemble du Sahel est en ébullition et l’incendie israélo-palestinien est incontrôlable. 

  • Au sein du champ européen, la division et les atermoiements invitent à prendre du recul : les réactions intempestives ne sont plus acceptables.  
  • Comme celle du Commissaire Varhelyi, qui avait déclaré suspendre les paiements pour l’aide aux Palestiniens à la suite de l’attaque du Hamas, engendrant le courroux de nombreux eurodéputés.  
  • Ces changements sont notamment visibles dans certaines politiques publiques. 
  • « Les États membres de l’UE se dotent ainsi à l’échelle de l’UE d’une relance des politiques de soutien public à des filières industrielles » explique-t-il.  
  • Ces nouvelles politiques permettront-elles à l’UE de s’affranchir de ses dépendances géopolitiques et géoéconomiques ? C’est la grande question existentielle posée par “l’autonomie stratégique”. 
  • Outre les conséquences politiques des guerres, les conséquences économiques et sociales sont aussi multiples.  
  • L’inflation est très forte et généralisée depuis février 2022 et faire face à une escalade des tensions ne peut qu’empirer la situation.  
  • Une action coordonnée de l’UE est donc nécessaire afin d’éviter de nombreuses tensions sur son territoire autour de sujets tels que le prix de l’énergie, les pénuries d’approvisionnement. 
  • A peine émergée des crises successives depuis 2008, l’économie européenne va devoir une nouvelle fois affronter un choc asymétrique sur lequel elle n’a que très peu d’influence.  

Préserver la stabilité économique est un enjeu clé si l’UE ne veut pas connaître de nouveaux mouvements de colère sociale sur son territoire. Cette stabilité semble passer par la protection des consommateurs fasse à la forte volatilité des prix de l’énergie.  

  • Les consommateurs devraient ainsi avoir droit à des contrats à prix fixes ou dynamiques, l’objectif étant de stabiliser les prix et d’atténuer l’impact des chocs soudains sur les prix. 
  • Les députés souhaitent également que les pays de l’UE interdisent aux fournisseurs de couper l’approvisionnement en électricité des clients vulnérables ou de les obliger à utiliser des systèmes de prépaiement. 
  • Outre la question énergétique, le sujet migratoire déstabilise aussi les équilibres sociaux et politiques de l’UE (cf. la section Etat de droit).  
  • « Les pays pourraient être tellement absorbés par le déficit immédiat d’approvisionnement en combustibles fossiles qu’ils négligeraient ou mettraient à genoux les politiques visant à réduire l’utilisation des combustibles fossiles ».  
  • Explique le Secrétaire des Nations unies, Antonio Guterres. 
  • Les conflits mettent donc en péril la coordination internationale ce qui risque d’allonger fortement les objectifs de l’UE, comme le Pacte vert pour l’Europe.