HAUTE TENSION

Le 17 octobre 2023, les 27 trouvaient un accord sur la réforme du marché européen de l’électricité, considérée par la France comme une victoire. 

 

  • Les principales mesures de cette réforme tournent autour de la fixation des prix de l’électricité en particulier pour l’utilisation de l’électricité nucléaire par la France. 
  • Mise en place d’un mécanisme de solidarité entre les pays européens pour faire face aux pics d’augmentation des prix ; 
  • Création d’un mécanisme d’ajustement des prix pour limiter les effets de la volatilité des prix de l’électricité ; 
  • Encouragement aux investissements dans les énergies renouvelables. 

 

 

  • Les deux pays s’affrontent sur les politiques énergétiques et leur modèle industriel respectif, dans une opposition quasiment idéologique entre nucléaire et renouvelables. 
  • Néanmoins, dans cette réforme, l’Allemagne craint une concurrence déloyale de la part de la France, dont les coûts de production du nucléaire sont plus bas. 
  • Les investissements dans son appareil productif (les centrales) sont amortis depuis longtemps.  
  • Privée des importations de gaz russe à bas coût, l’Allemagne craint pour son appareil industriel et voit surgir le spectre de la désindustrialisation. 
  • Dans une analyse au fond, le site d’informations spécialisées Contexte revient sur une réforme qui ressemblerait presque à “un référendum, pour ou contre le nucléaire”. 
  • L’accord final rassure les Allemands sur les risques de distorsion de concurrence. 
  • Il laisse cependant la marge de manœuvre aux Français pour appliquer un prix garanti à leur électricité nucléaire. 
  • L’objectif principal de cette réforme est de faire baisser les factures des ménages européens. 
  • Apaiser les esprits des citoyens en parant à l’augmentation du prix du gaz, depuis l’invasion russe de l’Ukraine notamment. 
  • Grâce aux “contrats pour la différenceCFD)” par exemple, qui permettent une intervention publique sous forme de subvention, lorsque la différence entre le prix de marché et le prix fixé en amont est couverte par l’Etat en faveur de l’électricien si le tarif est inférieur à celui du CFD.  
  • Cette nouvelle réforme a aussi pour ambition d’accélérer la décarbonation et la transition énergétique européenne.  
  • Elle devrait permettre de compenser la fermeture progressive de centrales à charbon, surtout dans les pays encore fort dépendants comme la Pologne ou la Roumanie. 
  • La fin de la dépendance au gaz naturel représente également un défi majeur pour l’UE. 
  • La réforme encourage les investissements dans les énergies renouvelables. 
  • En limitant les effets de la volatilité des prix de l’électricité, la réforme devrait rendre l’électricité plus abordable pour les consommateurs.  
  • Cela pourrait donc stimuler la demande d’électricité renouvelable, qui est une source d’énergie plus stable et moins dépendante des combustibles fossiles. 

 

  • Il ne s’agit pour l’instant que d’un compromis au Conseil, pour établir le mandat à défendre lors des négociations avec le Parlement européen.  
  • Le résultat est loin d’être garanti.