BRICS IN THE WALL 

C’est dans une volonté de coopération Sud-Sud que s’est tenu le quinzième sommet des BRICS (réunissant à l’origine Brésil,  Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) à Johannesburg. Avec de nombreuses candidatures, la volonté d’expansion était au cœur des débats depuis plus d’un an, alors que les cinq pays émergeants tentaient d’atteindre l’unanimité. 

  • Consensus, choix stratégiques et manœuvres géopolitiques et rythment « la première phase du processus d’expansion ». 
  • Elle débute par l’intégration de l’Argentine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, à compter du 1er janvier 2024.  
  • Un élargissement significatif qui s’inscrit dans un contexte pour le moins particulier.  
  • Le conflit militaire en Ukraine explicite les tensions entre les deux hémisphères, faisant écho, plus que jamais, à la guerre froide du XXe siècle.  
  • Avec ces nouvelles adhésions, le nouveau groupe pèsrea 36% du PIB mondial (dépassant ainsi les pays du G7) ainsi que 46% de la population.  
  • Le choix des nouveaux membres n’a certainement pas été laissé au hasard.  
  • La nouvelle participation des « pays gros producteurs de pétrole » ainsi que des grandes économies du continent africain permet également une ouverture géographique sur le canal de Suez. 
  • Ceci vient équilibrer la domination de l’Occident dont l’influence est une critique récurrente des présidents russe et chinois. 
  • L’accord UE Mercosur nous semble plus difficile à négocier côté UE, malgré les bonnes volontés de l’actuelle Présidence espagnole du Conseil de l’UE. 
  • Les monnaies numériques des banques centrales sont déjà utilisées pour réduire l’influence des fournisseurs de paiement privés. 
  • UE et USA sont à la traîne, à ce sujet.  
  • Ces alternatives aux systèmes de paiement ne laissent entrevoir rien de bon si l’on veut, un jour prochain, négocier des accords dans le sens du respect d’un Etat de droit exigeant ou imposer des sanctions financières en cas d’invasion d’un Etat par un autre.