PLENTY OF CHIPS

Annoncé par Thierry Breton lui-même, la Commission européenne a approuvé un projet important d’intérêt européen commun (IPCEI) dans le domaine de la microélectronique et des technologies de la communication, soutenu par 8,1 milliards d’euros d’aides d’État.

  • Cette approbation a déclenché un investissement privé supplémentaire de 13,7 milliards d’euros.
    • Soit un investissement total d’environ 22 milliards d’euros dans la chaîne d’approvisionnement européenne en semi-conducteurs.

  • L’investissement vise à renforcer le leadership industriel et technologique de l’Europe, à améliorer la sécurité de la chaîne d’approvisionnement et à soutenir la croissance économique.
    • L’IPCEI se concentre sur différents domaines de la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs.
      • En particulier les matériaux, les équipements, la conception et la fabrication.
    • Il vise à développer des technologies innovantes.
      • Telles que les processeurs, les puces d’intelligence artificielle, les circuits intégrés programmables et les interconnexions optiques.
    • Tout ceci pour répondre aux besoins de secteurs tels que les communications, l’automobile, l’automatisation industrielle, l’IdO grand public et l’intelligence artificielle.
      • Les projets visent également à soutenir le développement des capacités de connectivité, l’infrastructure des véhicules électriques et les puces d’IA de nouvelle génération.

  • L’IPCEI témoigne de l’engagement de l’Europe à favoriser l’excellence dans tous ses États membres en soutenant les PME dynamiques et les filiales de grandes entreprises.
    • Cet investissement jette les bases de futures installations de production en Europe, conformément à l’ambitieux « EU Chips Act » adopté en avril
      • Ce dernier vise à faire de l’Europe une puissance industrielle mondiale sur les marchés des semi-conducteurs de l’avenir.
    • Un pari audacieux et pas si évident, soulignent les critiques, tant l’UE part de loin en comparaison avec ses principaux concurrents.

Nombreux sont justement ceux qui considèrent que l’Europe est en train de perdre la course technologique.

  • Leur analyse s’appuie sur des propos de plusieurs leaders de la haute technologie européenne et sur l’absence chronique de moyens financiers pour donner suite aux ambitions affichées.
    • Aschbacher, directeur général de l’Agence spatiale européenne, souligne que la part de l’Europe dans les dépenses mondiales annuelles dans le domaine spatial ne représente que 10 % du total mondial de 350 milliards d’euros.
    • Münchau compare cette situation à l’échec de l’Europe à prendre une part significative dans le marché des technologies numériques, en raison d’un manque d’investissement plutôt que d’un manque de brevets.
    • Schmidhuber, pionnier allemand de l’intelligence artificielle, souligne que les États-Unis et la Chine excellent dans la commercialisation des technologies et leur intégration dans les appareils, tandis que l’Europe est à la traîne.