LIZ VS LETTUCE & ANDY BURNOUT 

L’autre effet du Brexit aura été une instabilité politique chronique. Pour un système politique persuadé de sa solidité trempée par des siècles de stabilité institutionnel, la valse des Premiers ministres ayant suivi la démission d’un Cameron désavoué par le référendum (mais qui n’en a jamais payé le prix) aura eu des allures de carrousel macabre – l’humour britannique allant même jusqu’à se demander si le mandat d’une PM en exercice, Liz Truss en l’occurrence, pourrait dépasser la durée de fraicheur d’une laitue (spoiler : non !).  

 

 

  • Au fond, les problèmes économiques et politiques qui avaient mené au Brexit n’ont pas magiquement disparu avec le (difficile – ES 6/3/23) rétablissement d’une frontière entre RU et UE.  
  • En témoigne la dynamique du nouveau parti de Nigel Farage, Reform UK, qui comme dans les autres pays de l’UE capitalise sur le discrédit total des partis de gouvernement et semblait en mesure selon les sondages de remporter une majorité.  
  • Ce n’est plus contre Bruxelles mais contre l’establishment que Nigel Farage désormais fait campagne avec le même cocktail populiste de mensonges grossiers et de promesses intenables. 

 

  • A. Burnham peut-il changer la donne ?  
  • Il défend un patriotisme économique fondé sur la décentralisation, la réindustrialisation et l’investissement régional.  
  • Son approche cherche à répondre aux frustrations ayant nourri le Brexit sans rouvrir le débat sur le retour dans l’UE, en proposant de reconstruire le pays de l’intérieur.