STARMSHIP TROOPERS 

La défense et la sécurité sont devenues le domaine où le Brexit apparaît le plus clairement comme une rupture incomplète. Malgré la sortie de l’UE, le Royaume-Uni est resté un acteur central de la sécurité européenne en raison de l’Ukraine, de son poids militaire, de son statut de membre permanent du Conseil de sécurité et de son ancrage dans l’OTAN. 

  • Il ne s’agissait pas de revenir dans l’UE, mais de reconstruire une relation de travail plus étroite avec les Européens, notamment sur la défense, la sécurité et le soutien à l’Ukraine.  
  • À Berlin, K. Starmer a explicitement parlé d’un ‘reset’ avec l’UE tout en excluant un retour dans le marché unique, l’union douanière ou la libre circulation, ce qui montre une logique de rapprochement sélectif plutôt que de réadhésion. 
  • La guerre en Ukraine a servi de catalyseur. Londres et les capitales européennes ont vu dans l’agression russe un intérêt commun immédiat : soutien militaire à Kiev, coordination politique, protection des infrastructures critiques, et relance d’une coopération industrielle et stratégique.  
  • K. Starmer insiste sur la continuité de l’aide britannique à l’Ukraine « aussi longtemps qu’il le faudra », tout en affirmant que la coopération avec l’Allemagne et l’UE s’inscrit dans la ligne des principaux alliés occidentaux. 
  • Le point important est que le Brexit n’a pas supprimé l’interdépendance sécuritaire, il l’a rendue plus sélective et plus diplomatique.  

En somme, sur la défense et la sécurité, le Brexit n’a pas produit une séparation nette ; il a plutôt créé une coopération à géométrie variable, que la guerre en Ukraine a accélérée et que le gouvernement Starmer a cherché à institutionnaliser.es