SAAB BALANCE   

Et le glas a sonné pour le SCAF : l’Allemagne a arrêté les frais début juin du projet à plus de 100 milliards d’euros. Un échec pour l’Europe, mais avouer cette défaite était nécessaire. Les rivalités industrielles entre Dassault (France) et Airbus Defence & Space (branche allemande) sur fond de rivalités politiques ont eu raison de dix ans de patinage industriel et de refus de voir que les temps changent. 

  • Le gouvernement fédéral de Merz se lance seul sur plusieurs fronts de réindustrialisation et d’investissement de ses capacités militaires. 
  • On n’y relève aucune discrimination entre systèmes qui existent déjà en Europe (lanceurs orbitaux), ceux qui ont déjà une coopération européenne avancée (constellations satellitaires de communication), ceux extra-européens (le système Patriot américain et l’intercepteur israelien Arrow), et ceux qui bénéficieraient d’une harmonisation européenne (les simulateurs de combat pour l’entraînement).  

 

  • La coopération franco-suédoise a été mise à l’honneur à l’Eurosatory de Paris fin juin 2026, comme un pansement à l’énième querelle du couple franco-allemand.  
  • Mais le principal bénéficiaire des prêts garantis par l’instrument européen SAFE, la Pologne, reste absent des engagements français.  
  • Le pays doit encore s’inscrire dans une démarche de réarmement pensé avec les Etats membres de l’UE, plutôt que comme une course à l’endettement et à la dépense au sein de l’OTAN. 

 

  • Mais l’ancien allié américain a désormais une nouvelle excuse pour ne pas soutenir l’Europe en cas d’attaque :  
  • après l’argument du passager clandestin, l’Europe pourra se débrouiller seule —du moins aux yeux des Américains. 
  • A voir si les alertes du Premier ministre polonais sur un possible plan de Moscou pour « provoquer » l’Otan avec une incursion ou une frappe sur le territoire polonais confirment ce nouvel état des alliances.