BASF 

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Dans l’urgence, les agriculteurs ont le couteau sous la gorge, rappelle Euractiv. Le puissant syndicat agricole européen, COPA-COGECA, insiste sur le nécessaire soulagement à court terme et demande des mesures urgentes pour sécuriser l’approvisionnement, diversifier les importations et suspendre certains droits de douane et contraintes liées à la CBAM (ES 13/4/26).  

  • les engrais importés resteront soumis à la tarification carbone afin d’éviter les fuites de carbone et de préserver la compétitivité des producteurs européens.  
  • Cette orientation devrait toutefois renchérir les coûts pour les agriculteurs, déjà exposés à la volatilité des prix des intrants.  
  • Elle confirme la logique climatique du dispositif, au détriment d’une approche d’allègement sectoriel. 

 

  • Cependant, le syndicat critique justement aussi les effets du cadre environnemental, notamment la directive nitrates, jugée trop restrictive pour les fertilisants organiques.  
  • Dans son papier de position, le COPA-COGECA propose de renforcer la circularité des nutriments, les engrais bio-sourcés, la production européenne et les stocks stratégiques.  
  • Il insiste enfin, et à raison, sur la nécessité d’une politique commerciale et industrielle cohérente – renvoyant au débat sur le Mercosur (ES 18/5/26, et 2/2/26). 

 

  • Malgré les mesures de l’UE, les experts alertent sur la fragilité structurelle du système agricole face aux chocs géopolitiques. La réponse ne peut être que structurelle, insiste Shift project.  
  • Dans un rapport de 2024 sur l’agriculture, le think tank analysait déjà la transition vers une agriculture bas carbone, résiliente et prospère et proposait une transformation systémique combinant réduction des engrais azotés, évolution des systèmes d’élevage, développement des légumineuses, amélioration des sols et stockage de carbone.  
  • Il insistait aussi sur la nécessité d’arbitrages politiques clairs et de scénarios cohérents pour concilier souveraineté alimentaire, décarbonation et viabilité économique des exploitations agricoles à l’horizon 2050.  
  • L’étude de la Böll plaidait de son côté pour une amélioration de l’efficacité de l’azote, la réduction des engrais synthétiques et le développement de pratiques agroécologiques.  
  • Elle insiste sur la nécessité de réformes de la PAC et d’investissements dans des alternatives locales pour renforcer la souveraineté alimentaire européenne.