L’omnibus “sécurité alimentaire” s’inscrit en outre dans le contexte plus large de refonte de la PAC post-2027 (ES 28/4/25), où la Commission cherche à articuler compétitivité, résilience et durabilité.
- Pour de nombreux observateurs, inquiets des dérives actuelles, l’omnibus est un avant-goût de la future PAC :
- allègement administratif d’un côté, et débat de fond sur l’équilibre entre production, environnement et souveraineté alimentaire de l’autre.
- Mais surtout, le recul des priorités environnementales et le déficit de moyens.
- Autre exemple de ces reculs, un rapport interne de la Commission européenne, publié par le site Contexte, révèle un déficit annuel estimé entre 2,4 et 3,7 milliards d’euros pour financer le règlement sur la restauration de la nature, dont l’objectif est de restaurer 20 % des écosystèmes de l’UE d’ici 2030.
- Ce document, non publié malgré une obligation légale, dresse un état des financements existants mais souligne leur insuffisance et leur manque de traçabilité.
- Il recense les outils actuels (PAC, programme Life, fonds européens) sans préciser leur contribution exacte.
- La Commission propose des pistes comme la réorientation des subventions néfastes ou les crédits nature, mais sans chiffrage précis ni garantie de financement futur.
- Les États jugent ces propositions insuffisantes et trop théoriques.
- Le débat est bloqué, notamment en raison des négociations sur le prochain budget européen post-2027, où l’environnement risque d’être moins prioritaire.