PFAS TIDIEUX 

C’est l’ancienne Commissaire suédoise à l’environnement, Margot Wallström qui sonnait l’alarme récemment dans Le Monde:  les PFAS, « polluants éternels », ne représentent que la partie visible d’un problème beaucoup plus vaste de pollution chimique en Europe.  

  • Elle met en avant la multiplication massive des substances synthétiques dans l’environnement, dont la plupart sont peu étudiées et insuffisamment régulées et alerte sur les effets cumulatifs et mal connus de ces composés sur la santé et les écosystèmes.  
  • La tribune appelle à une réforme profonde de la réglementation européenne, fondée sur la réduction à la source et une approche globale du risque chimique plutôt que sur des restrictions fragmentaires produit par produit.  
  • Cette inquiétude répond aux nombreuses autres, en particulier autour de l’encadrement des pesticides (ES 15/12/25), nées du projet d’omnibus sécurité alimentaire présenté le 16 décembre dernier par la Commission européenne.  
  • Ce nouvel “omnibus”, encore un (ES 15/12/15), est toujours en négociation en 2026.  
  • Il s’agit d’un paquet de simplifications qui touche surtout les pesticides, biocides, additifs pour l’alimentation animale et règles d’hygiène dans l’agriculture.  
  • Comme rappelé, le point le plus controversé concerne les pesticides, puisque la proposition ouvrirait la voie à des autorisations plus longues, voire sans échéance pour une large partie des substances, avec des réexamens beaucoup moins fréquents. 
  • Un signal inquiétant pour la santé des producteurs et des consommateurs est l’enthousiasme des lobbies de l’agro-industrie pour ce texte.  
  • Ainsi, CropLife Europe le lobby des pesticides affirme que les agriculteurs européens sont confrontés à un manque croissant d’outils de protection des cultures, en raison de retards prolongés dans l’approbation de nouvelles substances phytosanitaires.  
  • Depuis six ans, aucun nouveau produit conventionnel n’aurait été autorisé, tandis que de nombreuses demandes restent bloquées.  
  • Cette situation réduirait la capacité des agriculteurs à lutter contre les ravageurs et à faire face aux aléas climatiques, tout en menaçant la productivité et la sécurité alimentaire.  
  • L’organisation appelle à accélérer les procédures réglementaires sans affaiblir les standards de sécurité européens.