CBAMBINS 

De fait, ce dont les entreprises européennes ont besoin, c’est d’un cadre réglementaire stable, qui fixe des ambitions claires de décarbonation et récompense les efforts de ceux qui jouent le jeu – pas les mauvais perdants ou les paresseux. C’est ce que défend entre autres la coalition Business for CBAM qui rassemble des entreprises et associations soutenant un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ambitieux, ainsi que le système européen d’échange de quotas (ETS) aujourd’hui sous le feu des critiques à la fois industrielles et politiques. 

  • Elle défend ces instruments comme essentiels pour concilier décarbonation et compétitivité industrielle européenne.  
  • L’objectif est de garantir des conditions de concurrence équitables face aux importations issues de pays aux normes climatiques moins strictes, tout en incitant à des investissements bas-carbone.  
  • La coalition plaide pour un cadre stable, prévisible et robuste, afin d’envoyer des signaux clairs aux entreprises et d’accompagner la transformation industrielle dans un contexte de transition énergétique mondiale. 
  • Elles critiquent l’orientation de la Commission et des Etats membres jugée trop influencée par les lobbies industriels, comme le prouvait le sommet d’Anvers de l’industrie en février dernier (ES 16/2/26).  
  • Elles dénoncent une dérégulation croissante affaiblissant les protections environnementales, sociales et démocratiques, souvent sans évaluation d’impact ni consultation suffisante.  
  • La déclaration appelle à replacer l’intérêt général au cœur des politiques européennes, avec des règles fortes comme condition et non comme frein à la résilience économique, et insiste sur la nécessité d’un processus décisionnel transparent, fondé sur la science et incluant pleinement la société civile. 

 

  • Il a permis de réduire efficacement les émissions avec un impact économique limité, tout en envoyant un signal-prix clair aux entreprises.  
  • Cependant, les allocations gratuites ont peu incité à la décarbonation.  
  • L’enjeu est désormais d’utiliser pleinement les revenus du carbone pour financer l’innovation et la transition industrielle.  
  • L’ETS doit évoluer vers un modèle « cap-and-invest », alignant politique climatique et stratégie industrielle, au lieu d’être affaibli au nom de la compétitivité 

 

  • Dans une contribution LinkedIn il critique le débat européen sur le système ETS, trop souvent réduit à un choix entre maintien ou affaiblissement et insiste sur un enjeu plus stratégique : l’utilisation des revenus carbone.  
  • Ceux-ci devraient être orientés vers l’innovation, la R&D, l’électrification et la modernisation industrielle, plutôt que recyclés dans des modèles énergétiques dépassés.  
  • L’ETS doit ainsi combiner signal-prix et financement de la transition, devenant un levier central de compétitivité, de sécurité économique et de transformation industrielle en Europe.  
  • Une lecture partagée par les experts, comme le think tank 3E, qui souligne que le débat européen sur la compétitivité industrielle, illustré par la Déclaration d’Anvers, néglige des enjeux clés.  
  • Suspendre l’ETS (le marché du carbone) est un choix myope, auquel il faut préférer des ajustements ciblés et une stimulation de la demande européenne via l’investissement public.