Avec 500.000 morts, déjà, ce conflit est le plus meurtrier depuis 1945 en Europe. Sur le terrain, la Russie a repris l’initiative l’année dernière et progressé – 2025 a vu sa plus grande avancée en territoire ukrainien, même si c’est “en trompe l’oeil”, selon Le Monde.
- L’ISW note le 28 février 2026, sur le front, des avancées tactiques observées des deux côtés autour de Kostyantynivka-Druzhkivka et près de Hulyaipole, reflétant des combats toujours vifs sans percée décisive majeure (cartes à l’appui).
- Avec plus de 34.000 projectiles lancés sur le territoire ukrainien cet hiver selon Le Monde, et une modeste mais significative contre-offensive des Ukrainiens, la guerre ne change pas de visage.
- Comme le font remarquer les analystes, la progression russe est extrêmement lente (depuis janvier 2024 moins de 1,5% du territoire ukrainien a été cédé) et meurtrière.
- Selon les études les plus documentées, près de 325 000 soldats des FAFR auraient perdu la vie depuis 2022.
- 1 460 jours plus tard – la Seconde Guerre mondiale a duré 1 567 jours – les marqueurs symboliques comme celui de la durée de la Grande Guerre patriotique contre l’Allemagne nazie sont dépassés, comme le soulignait en janvier dernier le professeur Aurélien Colson.
- Alors que les armées soviétiques avaient fini par atteindre Berlin, la Russie contemporaine n’a toujours pas obtenu de victoire décisive et n’arrive même pas à pleinement contrôler Donetsk ou Louhansk malgré ces quatre années de combats.
- L’armée russe a échoué à ses objectifs initiaux, tandis que le gouvernement ukrainien reste opérationnel et combatif.
- Malgré le froid : en raison des attaques russes visant les infrastructures énergétiques en plein hiver, un néologisme ukrainien a émergé pour désigner le fait de « geler une population jusqu’à la mort », reflétant une tactique perçue comme destinée à briser la résistance civile et provoquer l’exode des Ukrainiens.
- La version climatique de l’Holodomor – un topo récurrent dans cette guerre (ES 24/11/22).