UN GRAND MOMENT DE TELEVISION 

L’unité européenne est testée en permanence par son “partenaire” américain. Le sommet de Davos, en janvier 2026, a offert une mise en scène spectaculaire de l’affrontement entre l’Europe et Donald Trump, sur fond de rupture transatlantique.  

 

  • Son influence a transformé les débats en spectacle centré sur le pouvoir, les affaires et la politique, suscitant critiques et insatisfaction parmi de nombreux participants.  
  • Il a présenté les États‑Unis comme la seule puissance centrale de la sécurité mondiale, réaffirmé son scepticisme vis‑à‑vis de l’OTAN et accusé les Européens de profiter de la puissance américaine sans contrepartie suffisante. 

 

  • Point paroxystique de la confrontation, D. Trump a de nouveau réclamé le contrôle américain sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, et brandi la menace de nouveaux tarifs contre les États européens qui s’y opposeraient, avant d’annoncer in extremis un « cadre d’accord futur » après des discussions avec le secrétaire général de l’OTAN.  
  • Il a répété des affirmations historiques contestables et présenté le territoire comme un actif stratégique, tout en assurant qu’il n’utiliserait pas la force — mais en lançant un message implicite de pression envers l’Europe (ES 12/1/26).  
  • Son ton a été jugé simpliste et provocateur, réduisant le Groenland à une « masse de glace » et suscitant des réactions critiques dans les relations transatlantiques.  
  • Cette séquence a suscité rires nerveux, silence glacé et indignation parmi un auditoire largement européen. 

 

  • Des responsables économiques ont mis en garde contre une réponse « émotionnelle ». 
  • Ils appellent plutôt à engager D. Trump sur un terrain de négociation, malgré un climat de plus en plus conflictuel.  
  • Davos 2026 apparaît ainsi comme le théâtre d’un clash entre le « vieux monde » multilatéral européen et l’« America First » de D. Trump, désormais assumé jusque dans le cœur symbolique de la globalisation libérale.