“Victoire historique” titraient la plupart des organes de presse en écho au triomphalisme du leader de l’AfD, Ulrich Siegmund, le soir du 6 septembre 2026, en Saxe-Anhalt. Il faudrait plutôt écrire “terrifiante”.
- Dimanche 6 septembre, la petite région de Saxe-Anhalt – avec ses 1,7 millions d’électeurs – s’est retrouvée au centre de l’actualité européenne en accordant 43,8 % des voix à l’Alternative für Deutschland (AfD).
- Ce parti de l’extrême droite la plus dure – tellement radicale que, même à l’extrême-droite, ses amis du Parlement européen, comme le Rassemblement National, la Lega italienne, le Vox espagnol, le PVV néerlandais, l’avaient trouvé infréquentable et expulsé de leur groupe commun au Parlement européen à la veille des élections de 2024.
- D’après certaines analyses, cette victoire révèle une fracture croissante au sein des droites radicales européennes :
- entre des formations « révolutionnaires », qui souhaitent rompre avec l’ordre politique actuel,
- et des forces plus « conservatrices », cherchant à conquérir le pouvoir pour transformer le système de l’intérieur.
- Les réactions à la victoire allemande illustrent ces divergences :
- Vox, Chega, la Ligue ou le Vlaams Belang saluent l’AfD,
- tandis que Forza Italia, au pouvoir à Rome avec G. Meloni, met en garde contre toute tentation autocratique.
- En France, le RN reste prudent et maintient ses distances avec l’AfD, contrairement à Reconquête.
- Cette diversité montre que l’extrême droite européenne n’est pas un bloc homogène.