VIEUX POTS ET VIEILLES SOUPES

S’il est toujours difficile de discuter le fait que Kosovo serait le cœur de la Serbie, comme l’a affirmé le champion de tennis Novak Djokovic au cours du tournoi de Roland Garros, une chose semble sûre : les blessures au Kosovo ne se sont jamais totalement refermées depuis la fin du conflit. Ces blessures se sont réouvertes à l’occasion des récentes élections municipales.

  • De violents affrontements ont éclaté lundi 29 mai 2023 entre Serbes, forces locales du Kosovo et la KFOR, faisant une trentaine de blessés parmi les troupes internationales.
    • Les affrontements ont eu lieu dans la partie nord du Kosovo, où les populations serbes sont majoritaires, et protestaient contre l’intronisation de maires albanais.
    • Les manifestants exigeaient la destitution des nouveaux maires, élus lors des élections municipales d’avril dernier.
      • Les électeurs serbes avaient boycotté ces
      • Les manifestations ont pris un tournant violet, avec des affrontements entre les manifestants, la police du Kosovo et les soldats de la KFOR.
    • Des pierres et des cocktails Molotov ont été lancés et les soldats ont été agressés. Une trentaine de soldats internationaux ont été blessés, ainsi qu’une cinquantaine de manifestants.
      • Il est intéressant que le schéma : organisation d’élections – boycott – remise en cause du résultat – violence – est toujours aussi scrupuleusement suivi depuis la fin des années 80.

  • Son efficacité discutable nous amène à douter de la volonté nette de ceux qui utilisent cette méthode pour faire avancer la paix et la démocratie. Malheureusement, les tentatives de dialogue apparaissent encore bien vaines.

« désescalade immédiate et inconditionnelle des tensions ».

  • Borrell a exhorté les autorités kosovares à mettre fin aux opérations de police menées autour des bâtiments municipaux dans le nord du pays et a demandé aux manifestants de se retirer.
  • Les États membres de l’UE examinent les mesures qui pourraient être prises si les parties concernées s’opposent aux efforts de désescalade.

  • De leur côté, la Russie et la Chine ont déclaré leur soutien à la
    • Le premier au nom d’une supposée fraternité slave
    • Le second du fait de son opposition – par principe – à toute sécession.
      • La lutte d’influence dans les Balkans, entamée dans les années 90 et manifestement ignorée par l’Union, est loin d’être finie.