PAS EMBALLÉS

Recycler ou réutiliser ? Au moment des mobilisations contre la réforme des retraites du gouvernement Borne, en France, au bout d’une semaine de grève des éboueurs parisiens, plus de 9600 tonnes de déchets s’étaient accumulées dans les rues de la capitale. La question des déchets ne se pose que dans ces moments de crises, quand surgit le spectre d’une civilisation étouffée par ses propres excrétions, mais l’urgence du défi est insuffisamment prise en compte.

  • Dans ce contexte, 185 investisseurs dont les actifs dépassent les 10 000 milliards de dollars ont demandé aux entreprises de biens de consommation, dont Coca-Cola, Nestlé et Unilever, de réduire leur dépendance à l’égard des emballages en plastique. 
    • Ils affirment que le plastique impose à la société un coût externe d’environ 350 milliards de dollars par an en raison des émissions de gaz à effet de serre, de la pollution des océans et des coûts de collecte.
    • Les investisseurs craignent que les entreprises qui ne s’attaquent pas aux risques liés aux emballages plastiques soient confrontées à des coûts plus élevés, ne perdent des débouchés commerciaux ou ne voient leur réputation entachée.
    • Ils demandent donc aux entreprises d’adopter une approche proactive.
      • Un risque de sanctions pèse de sanctions si elles ne prennent pas de mesures efficaces pour réduire leur utilisation de plastique.
  • L’appel des investisseurs est consécutif à l’augmentation des mesures réglementaires contre la pollution plastique.
    • L’interdiction des plastiques à usage unique dans l’Union européenne et la taxe sur les emballages plastiques au Royaume-Uni sont quelques-unes des mesures récentes visant à réduire le problème des déchets plastiques.
    • Au début de l’année, les ministres de l’environnement du G7 ont également appelé à l’élaboration d’un traité mondial sur la pollution plastique.
      • Les investisseurs estiment que la réduction de l’utilisation des emballages plastiques contribuerait à atténuer ces risques et à – bien sûr – à œuvrer en faveur de l’environnement.
      • La stratégie consiste donc à interpeller sur les pertes financières envisageables à l’avenir si le modèle n’évolue pas.