MATRIOSHKA

En ces temps de conflits sur notre continent, beaucoup semblent découvrir, re-découvrir, la Russie notre histoire commune, que finalement Francis Fukuyama était allé un peu vite en besogne. Si certains se sont vantés de l’avoir apprivoisé, il faut bien admettre que l’ours était simplement en hibernation.

  • Desk Russie propose une rétrospective de la pensée d’André Glucksmann, à partir d’un extrait de son livre La République, la Pantoufle et les Petits Lapins publié en 2011.
    • A. Glucksmann y dénonçait la naïveté des Occidentaux à l’égard de la Russie dont ils n’ont jamais su évaluer la véritable nature menaçante.
    • Prise à sa propre grandeur et imaginant une Russie affaiblie avec une vision idéalisée de son histoire et de sa culture, l’Europe n’a pas vu les germes de ce qui allait devenir une puissance néo-impériale désormais incarnée par V. Poutine.
      • Elle n’a pas considéré la signification de l’empiètement russe en Eurasie, félicitant des figures comme Thatcher d’avoir produit une nouvelle Russie qui ne compterait que des chefs d’Etat à la Gorbatchev.
      • Comme si toute exigence de diplomatie avait disparu avec la chute du Rideau de fer.

  • Benjamin Haddad, député français, s’exprimant sur BFMTV a défendu la nécessité de renforcer la pression contre V. Poutine tout en apportant une aide aux pays du Moyen-Orient et d’Afrique qui sont touchés de manière disproportionnée par la crise alimentaire actuelle.
    • Il dénonce la militarisation de l’agriculture, de l’énergie, des technologies et du commerce par la Russie, Poutine exploitant stratégiquement les interdépendances dans ces domaines.
    • Il souligne ainsi la nécessité d’une plus grande souveraineté car ces questions sont devenues des armes géopolitiques contre l’Europe.

  • Dionis Cenuşa, pour l’agence de presse IPN, souligne comment l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et notamment ses attaques contre les infrastructures énergétiques, aura des retombées sur la Moldavie.
    • La Moldavie et sa région séparatiste de Transnistrie sont doublement dépendantes du gaz et de l’électricité russes qui se trouvent mises sous pression par la « guerre d’usure » de la Russie.
    • Ceci amplifie les problèmes que la Moldavie avait déjà connus en termes de traitement de la dette.
      • La Moldavie est menacée de coupure contractuelle potentielle avec le fournisseur de gaz russe Gazprom à tout moment.
      • Relevons toutefois qu’à l’époque où elle résistait à la pression de Gazprom, tous les dirigeants occidentaux se sont feints de ne rien voir.