NOM D’UN PIPE

Dimanche 10 juillet, l’Ukraine s’est émue que le gouvernement canadien puisse fournir à l’Allemagne une turbine à gaz nécessaire à l’entretien du gazoduc Nord Stream 1.

  • Alors que Nord Stream 1 est mis hors service pour sa période de maintenance annuelle de dix jours, la grande question à laquelle sont confrontés les décideurs européens est de savoir si les livraisons reprendront.
    • Le gouvernement allemand craint que Gazprom les suspende définitivement
    • Selon Euractiv, déjà au début du mois Gazprom a diminué de 40% en raison du retour tardif d’une turbine de l’entreprise allemande Siemens Energy, qui l’avait envoyé au Canada pour la faire réparer.

  • Selon certains analystes, la Russie envoie des signaux qui indiquent sa volonté de continuer le bras de fer dans le champ énergétique.
    • Notamment, lorsqu’un haut responsable de Gazprom a suggéré  que les acheteurs de gaz naturel liquéfié russe pourraient être amenés à payer en roubles pour les livraisons.
    • Cependant, l’UE ne serait pas beaucoup affectée. En effet, les pays cibles sont les pays asiatiques alliés de l’Occident.
      • Ainsi le Japon reçoit 8% de son GNL de la Russie et la Corée du Sud 6% : ces pays reçoivent la quasi-totalité de leurs importations de gaz sous forme liquéfiée, tandis que l’UE peut encore compter sur d’importants volumes de gaz par gazoduc en provenance de Norvège, d’Algérie et d’Azerbaïdjan.
  • La seule solution viable passe par la baisse de la demande.
    • Dans cette optique le ministre français des finances, Bruno Le Maire, a annoncé que le 26 juillet 2022 les ministres de l’énergie se réuniront pour discuter de l’harmonisation des plans de réduction de la demande énergétique.
      • Les ministres de l’énergie seront amenés à discuter aussi du plan pour la coordination au niveau européen de la réduction du coût de la demande de gaz de la Commission européenne.
      • Ce plan semble essentiel puisque selon une étude du think tank Bruegel, l’Europe devra réduire sa demande de gaz de 15% si la Russie décide d’interrompre de manière définitive le flux de gaz.