Lorsque les ministres de l’Agriculture se sont réunis lundi 21 mars, en Conseil, à Bruxelles, pour échanger sur les conséquences de la guerre en Ukraine, le secteur de la pêche a été mis à l’ordre du jour, à la demande de l’Espagne.
- Le ministre Luis Planas a insisté sur l’urgence d’un soutien de l’Union pour le secteur de la pêche, qui subit la hausse des prix de carburant.
- Dimanche 20 mars, l’Espagne a connu des manifestations massives à travers le pays pour dénoncer cette hausse qui maintient les navires à quai et pour demander de l’aide.
- L. Planas a donc demandé l’activation de l’article 26 du Fond Maritime Européen pour la Pêche et l’Aquaculture, pouvant venir en aide à ce secteur par des mesures de compensations.
- Le ministre espagnol s’est aussi dit déterminé à défendre l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc, après la décision du tribunal de l’Union d’annuler les décisions du Conseil européen à ce sujet.
- Selon lui, le secteur de la pêche est une priorité, pour l’économie du pays mais aussi pour la vie de milliers de pêcheurs : parmi les 138 licences accordées à l’Union européenne, l’Espagne en dispose 93.
- Ce secteur a été également impacté en février dernier, lorsque l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) s’est inquiété de la situation dite « préoccupante » en Méditerranée, en raison de la surpêche.
- La Commission avait adopté en 2019 un plan de gestion européenne de la ressource, qui engageait la France, l’Italie, et l’Espagne.