GLUTEN FREE

L’autre secteur en tension, c’est l’agriculture. La guerre entre deux des principaux producteurs et exportateur de produits agricoles et d’engrais chimiques fait que sécurité énergétique et sécurité alimentaire se conjuguent de façon inquiétante. Ainsi, le 2 mars, s’est tenue une réunion informelle des ministres européens de l’Agriculture pour échanger sur les risques de fortes tensions alimentaires et agroalimentaires qui pourraient en résulter.

  • Dans un entretien avec Libération, le chercheur à l’IRIS Sébastien Abis a indiqué que l’explosion des cours mondiaux des céréales et du gaz pourrait avoir des conséquences importantes sur la sécurité alimentaire de certains pays européens et leurs éleveurs.
    • Si l’Europe est exportatrice nette de blé, cela n’est pas le cas pour d’autres productions céréalières.
    • Julie Chauveau, dans un entretien pour les Échos, indique que l’UE n’est pas autosuffisante pour le maïs à titre d’exemple, qui a été importé de moitié d’Ukraine ces dernières années.

o   Mis en place après la crise pandémique, ce mécanisme va être activé, en vue de renforcer la coordination au niveau européen en temps de crise et empêcher que les populations soient confrontées à des pénuries alimentaires.

o   Des groupes d’experts vont également se réunir pour discuter de sujets tels que les élevages des porcs et volailles, qui sont les filières les plus fragiles, face à l’augmentation des matières premières.

  • La réunion a été l’occasion d’envisager des mesures exceptionnelles de l’organisation commune de marché (OCM), en direction des filières les plus touchées par la hausse du coût des intrants, ou encore de mettre en place des mesures visant à garantir la production et la capacité de production européenne.
    • Les ministres européens ont exprimé leur souhait d’asseoir la souveraineté alimentaire européenne et de réaffirmer « la mission nourricière » des politiques agricoles, comme nous l’indique Le Monde.
    • Quitte à en oublier la dimension écologique puisque les porte-parole de l’industrie agroalimentaire, comme la Copa Cogeca ou le think tank Farm Europe, appellent déjà à revoir les éléments du Green Deal comme le Farm to Fork au nom de la sécurité alimentaire.