DOCTEUR FOLAMOUR 

La recrudescence des attaques hybrides comme celle de Leipzig atteste de la nécessité d’un renforcement à l’échelle de toute l’Europe, plaide Le Monde. Face à l’intensification de ces opérations, les Européens doivent abandonner leurs réponses dispersées et faire comprendre à Moscou qu’elles auront désormais un coût.  

 

  • La riposte ne doit pas concerner seulement l’Allemagne : elle doit être européenne, notamment par le renforcement du soutien à l’Ukraine et des sanctions économiques et diplomatiques.  
  • L’absence de soutien américain concret, liée aux hésitations de D. Trump, oblige les Européens à assumer eux-mêmes leur sécurité et leur capacité de dissuasion 
  • En même temps, il est urgent pour les Européens de réduire leurs vulnérabilités, et sécuriser en particulier les mécanismes de sécurité des infrastructures les plus exposées, à commencer par les aéroports et les installations électriques.  

 

  • La numérisation et la décentralisation multiplient les points d’entrée.  
  • Face à cette menace, l’Europe renforce ses protections, mais reste insuffisamment préparée à un black-out majeur. 
  • Néanmoins, les dirigeants européens peuvent prendre exemple sur la Lituanie, qui en raison de sa proximité géographique et de son importante minorité russophone est particulièrement concernée.  
  • Le centre d’Alytus où se fait la jonction avec les lignes haute tension polonaises dispose donc de dispositifs de sécurité digne d’une forteresse.  
  • Vilnius a décidé de consacrer 150 millions sur cinq ans pour la protection de son infrastructure électrique.  
  • En plus d’un blindage de ces installations électriques, la Lituanie compte sur quatre parcs de batterie, d’une capacité combinée de 200 mégawatts, afin de fournir une alimentation de secours pendant une heure en cas de sabotage massif.  
  • En effet, si la protection totale du réseau électrique est irréaliste, comme l’ont d’ailleurs montré ces dernières années une série de sabotages avec très peu de moyens commis par des militants anticapitalistes en France et en Allemagne, les États membres de l’UE doivent travailler à l’amélioration de la résilience du réseau en cas de crise.