LE JOUR D’APRÈS  

Cet été, la Méditerranée a enregistré des températures de surface exceptionnelles excédant 30°c lors des vagues de chaleur. En juin 2025, la Méditerranée avait déjà connu une canicule marine exceptionnellement précoce et intense, avec une température moyenne de surface de 26,04 °C, près de 2 °C au-dessus des normales, et plus de 30 °C aux Baléares.  

 

  • Les scientifiques s’inquiètent d’un phénomène amplifié par le changement climatique, qui fragilise fortement les écosystèmes : mortalité de moules, coraux et gorgones, baisse de l’oxygène et perturbation des cycles de reproduction.  
  • Cette chaleur accélère également la tropicalisation de la Méditerranée, favorisant l’installation d’espèces venues des régions plus chaudes et bouleversant les équilibres biologiques.  
  • Les chercheurs redoutent aussi des effets météorologiques, la mer chaude pouvant contribuer à renforcer certains épisodes extrêmes. 

 

  • Cette hausse s’inscrit dans une tendance de long terme liée au changement climatique, mais son intensité récente inquiète les scientifiques.  
  • Le réchauffement océanique perturbe les écosystèmes marins, favorise les vagues de chaleur, contribue à la montée du niveau des mers et réduit la capacité des océans à absorber le CO₂.  
  • Les températures élevées pourraient également modifier durablement les courants – avec un risque d’effondrement – les régimes météorologiques.  
  • C’est dans ce contexte d’urgence que se poursuivent les travaux des conférences internationales sur l’Océan. La dernière a eu lieu à Nice (ES 30/6/25), l’UNOC-3.  
  • L’UE y avait annoncé son Pacte Européen pour l’Océan, un plan entendant soutenir 50 projets axés sur la science, la conservation et la pêche durable.  
  • L’Afrique y a joué un rôle moteur, notamment sur la transparence des pêches, la lutte contre la pêche illégale et la protection des océans.  
  • Plusieurs pays africains ont soutenu une pause de précaution sur l’exploitation minière des grands fonds.  
  • Des progrès concernent aussi les aires marines protégées et les récifs coralliens.  
  • Toutefois, Carbon Brief souligne un problème central : l’écart entre engagements et mise en œuvre. 

 

Une partie importante du financement vise à renforcer le système mondial d’observation des océans en développant les moyens technologiques des infrastructures qui récoltent les données océaniques aujourd’hui.