Cet été, la Méditerranée a enregistré des températures de surface exceptionnelles excédant 30°c lors des vagues de chaleur. En juin 2025, la Méditerranée avait déjà connu une canicule marine exceptionnellement précoce et intense, avec une température moyenne de surface de 26,04 °C, près de 2 °C au-dessus des normales, et plus de 30 °C aux Baléares.
- Les scientifiques s’inquiètent d’un phénomène amplifié par le changement climatique, qui fragilise fortement les écosystèmes : mortalité de moules, coraux et gorgones, baisse de l’oxygène et perturbation des cycles de reproduction.
- Cette chaleur accélère également la tropicalisation de la Méditerranée, favorisant l’installation d’espèces venues des régions plus chaudes et bouleversant les équilibres biologiques.
- Les chercheurs redoutent aussi des effets météorologiques, la mer chaude pouvant contribuer à renforcer certains épisodes extrêmes.
- La mer Méditerranée est le deuxième écosystème marin le plus touché par l’augmentation de sa température, juste après l’Arctique – une tropicalisation sur laquelle Radio France revenait récemment.
- Cette année, c’est tout l’océan qui était concerné. En 2026, les océans ont poursuivi leur réchauffement à un rythme exceptionnel.
- Cette hausse s’inscrit dans une tendance de long terme liée au changement climatique, mais son intensité récente inquiète les scientifiques.
- Le réchauffement océanique perturbe les écosystèmes marins, favorise les vagues de chaleur, contribue à la montée du niveau des mers et réduit la capacité des océans à absorber le CO₂.
- Les températures élevées pourraient également modifier durablement les courants – avec un risque d’effondrement – les régimes météorologiques.
- C’est dans ce contexte d’urgence que se poursuivent les travaux des conférences internationales sur l’Océan. La dernière a eu lieu à Nice (ES 30/6/25), l’UNOC-3.
- L’UE y avait annoncé son Pacte Européen pour l’Océan, un plan entendant soutenir 50 projets axés sur la science, la conservation et la pêche durable.
- Les 16-18 juin derniers s’est tenue à Mombasa, deuxième ville du Kenya et port important de la façade orientale du continent africain, la Our Ocean Conference lors de laquelle ont été dévoilées les principales modalités du plan d’action en question, avec à la clé un investissement financier de 338 millions d’euros par l’UE.
- La conférence a abouti à 320 engagements de 104 pays et organisations, représentant 6,4 milliards de dollars « mobilisés », mais dont le caractère réellement nouveau reste incertain, selon le site CarbonBrief.
- L’Afrique y a joué un rôle moteur, notamment sur la transparence des pêches, la lutte contre la pêche illégale et la protection des océans.
- Plusieurs pays africains ont soutenu une pause de précaution sur l’exploitation minière des grands fonds.
- Des progrès concernent aussi les aires marines protégées et les récifs coralliens.
- Toutefois, Carbon Brief souligne un problème central : l’écart entre engagements et mise en œuvre.
Une partie importante du financement vise à renforcer le système mondial d’observation des océans en développant les moyens technologiques des infrastructures qui récoltent les données océaniques aujourd’hui.